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Actualité syndicale du site de Bosch Saint-Ouen

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Inter C.F.D.T du Groupe BOSCH en France Bonneville, Clamart, Drancy, ELM Leblanc, Forbach, Haguenau, Mondeville, Moulins, Rodez, St Ouen, St Thégonnec, Vénissieux 1 et 2

 Compte rendu C.F.D.T de la réunion du Comité deCFDT FGMM Groupe du 23 octobre 2012.

 

 

Le Comité de Groupe est une instance importante qui trouve son existence dans la volonté farouche de la C.F.D.T.

Il s’agit de réunir autour d’une même table des représentants du personnel non seulement de tous les sites de RBFR (qui se retrouvent déjà dans le Comité Central d’Entreprise) mais aussi des sociétés filiales comme Bosch Rexroth, la Thermo-technique, les techniques de sécurité…

 La composition du Comité de Groupe est issue de la représentativité de chaque organisation syndicale au sein de BOSCH en France.

La plus représentative est la C.F.D.T avec 5 élus titulaires et 3 suppléants

La C.G.T et la C.G.C avec respectivement 4 titulaires et 2 suppléants.

F.O avec 3 titulaires et 2 suppléants.

SUD avec 1 titulaire et 1 suppléant.

Participent également les coordinateurs Nationaux de chaque organisation syndicale.

Résultats de BOSCH en France pour 2012

 

  • Evolution du chiffre d’affaires.
  • XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
  • demander aux élus CFDT 

 

 

 

La Direction indique que les « estimations » pour 2012 se veulent optimistes et peuvent encore être impactées par de grosses réserves.

Ainsi pour le secteur UBK le risque serait de l’ordre de … 100 millions d’€uros.

Pour l’outillage électroportatif PT ce risque serait de 8 à 10 millions d’€uros alors que pour la thermo-technique TT ce dernier serait de 7 millions d’€uros.

 

Même si ces chiffres se confirmaient et contrairement au Groupe BOSCH au niveau mondial et à l’Allemagne, BOSCH France n’a pas encore retrouvé le niveau de l’année 2007 qui reste donc l’exercice de référence dans la performance des résultats et de l’activité pour R.B.F.R.

Il faut toutefois signaler que l’activité en France a été fortement imputée par la sortie du périmètre de l’entreprise du freinage traditionnel (Drancy et Angers).

 

Dans le secteur automobile UBK.

C’est la Division DS (Injection Diesel) qui souffre le plus.

L’arrêt de la production de la pompe CP1H à Vénissieux et les difficultés des constructeurs Français (en particulier PSA) sont les causes principales du recul du chiffre d’affaires dans le secteur UBK (à noter également que la petite production d’Eléments de la Division DS de VxP1 est désormais « comptabilisée » dans le secteur UBI de BOSCH Rexroth).

L’activité commerciale de GS (injection essence) a été pénalisée par le retard prit dans le démarrage de l’hybride/essence.

Les autres Divisions de l’automobile impliquées industriellement en France (AE et ED électronique moteur et carrosserie pour Mondeville et  CC Abs et ESP pour les usines de Drancy et Moulins) connaissent des replis moins importants.

Inquiétudes pourtant du côté de CC avec la perte de 2 clients Allemands « prestigieux » et importants pour l’ESP qui ont opté pour TRW.

Pour l’heure le départ de ces clients n’est pas compensé par de nouveaux contrats.

Seule Division automobile à afficher une croissance de son activité en 2012, la division AA (rechange automobile).

 

Le secteur des biens de consommations (UBG).

La croissance de l’activité de l’outillage électroportatif marque des signes d’essoufflement très net en cette fin d’année 2012 sans pour autant remettre en cause sa position de leader sur le marché.   

La Division Thermo-technique connaît également une évolution moins forte que prévue.

Si ELM Leblanc et les chaudières murales enregistrent une croissance modérée de l’ordre de 2%, le regroupement des marques Buderus/ Géminox et Loss fusionnées désormais sous le label  BOSCH Thermotechnique n’a pas donné les résultats espérés. C’est en particulier le domaine des chaudières sol qui pose des difficultés.

En dépit de projets prometteurs comme par exemple le projet ambitieux avec la Principauté de Monaco, Les techniques de sécurité (alarmes, vidéo, détecteurs de fumée…) sont en grande difficulté. Pour la C.F.D.T l’érosion constante d’effectif dans les services commerciaux ne permet pas à cette activité de se développer comme elle le mériterait.

Concernant les centres d’appels et de services de Forbach et de Chalons en Champagne, le chiffre d’affaire progresse mais de manière inférieure aux prévisions du Plan. C’est principalement le site de Chalon en Champagne qui ne capte pas les projets prévus et qui reste très en deçà des prévisions de croissance (d’activité et d’effectifs) faite lors de son ouverture il y a 3 ans. (ce qui semble irrité les pouvoirs publics locaux qui avaient mis la main au portefeuille)

Enfin l’électroménager (BSH) « joint venture 50/50 » entre BOSCH et Siemens connait une situation stable avec un chiffre d’affaire de l’ordre 557 millions d’€uros toutefois inférieur au plan.

                                                                                           

Jusqu’en 2010, Le secteur des biens industriels (UBI).

Etait constitué en France par les seules  activités très majoritaires de BOSCH Rexroth et beaucoup plus faiblement par celles des Techniques d’Emballages (PA) qui disposaient d’un site de production à Reichstett en Alsace.

Ce site qui s’est battu en même temps que Vénissieux pour sa survie a malheureusement  été fermé pour rien et le chiffre d’affaire de la Division PA en France est devenu marginal.

Il a été « remplacé » dans le secteur UBI en 2011 par l’arrivée de la Division S.E avec la reconversion de l’usine de Vénissieux.

Concernant BOSCH Rexroth et après plusieurs années de croissance très fortes jusqu’en 2008 l’activité s’est littéralement effondrée en 2009 avec -48,5%.

Après une remontée spectaculaire en 2010 et 2011 pour atteindre un chiffre d’affaires annuel de 140 millions d’€uros, l’année 2012 pourrait être interprétée comme celle de la rechute brutale puisque la prévision annuel de chiffre d’affaire est désormais de 98 millions d’€uros.

 

Mais le contexte semble différent, car si en 2009 les raisons de l’effondrement du chiffre d’affaires étaient exclusivement conjoncturelles et liées à la dégradation de l’environnement économique, en 2012 sont associés des raisons structurelles liées aux décisions du Groupe de transférer en Chine et en Turquie des productions du site de Vénissieux VxP2 et de l’annonce de vouloir céder l’activité très dynamique en France du secteur de la pneumatique.

 

Prévisions de BOSCH en France pour 2013.

 

Les plans économiques n’étant pas définitivement clos et face à une certaine incertitude sur l’évolution de la conjoncture en 2013, la Direction Générale ne veut pas s’engager sur des chiffres mais se limite à indiquer une tendance.

Ainsi pour le chiffre d’affaires global de BOSCH en France elle prévoit la stabilité.

Idem pour le secteur de l’automobile UBK qui se siturait à un niveau identique à celui de 2012.

Pour le secteur des biens de consommation UBI, l’optimisme est plus affirmé. Toutes les Divisions qui composent se secteur seraient orientées à la hausse (sauf les techniques de sécurité STFR qui seraient stables)

Pour le secteur des biens de Production Industriels la croissance viendrait de la Division SE (Solar Energy) alors que BOSCH Rexroth n’envisage pas de croissance du chiffre d’affaires par rapport à 2012.

  •  Evolution des effectifs.

Fin 2007, nous étions 8 609 à travailler pour BOSCH en FranceCG.jpg

Fin 2008, nous avons perdu du monde en route pour n’être plus que 8 599.

Fin 2009, il n’y à plus que 6 anonymes pour nous éviter de passer sous la barre des 8 000 (8 006).

Fin 2011après la sortie des collègues du freinage l’effectif n’atteignait plus que 6 705 personnes.

Fin 2012 nous ne devrions plus être que … 6 397 !

Et l’hécatombe hélas devrait se poursuivre avec la très vraisemblable sortie du Groupe de l’activité pneumatique de BOSCH Rexroth fin 2013(?).

Dans le domaine de l’automobile UBK toutes les usines perdent des emplois.

Seul le Siège de St Ouen semble épargné.

On passe de 3 965 salariés(es) en 2011 à 3 456 en 2012. (principalement avec le transfert de plus de 300 personnes de Vénissieux dans le domaine UBI)

Dans le domaine des biens de consommation (UBG) les effectifs sont stables entre 2011 (1 567 Salariés) et 2012 (1 563).

 

La division PT outillage enregistre une légère hausse (215 en 2011 pour 228 en 2012).

A l’inverse, la division TT (thermotechnique) perd une trentaine d’emplois (1 113 en 2011 pour 1 080 en 2012).

Les centres d’appels STCFR enregistrent une croissance légère de leurs effectifs (165 en 2011 pour 187 en 2012).

Dans le domaine des biens de productions industriels (UBI) on passe de 1 172 salariés en 2011 à 1 376 salariés en 2012.

Mais en réalité cette hausse correspond au transfert de 318 salariés(es) de VxP1 (ex Division DS du domaine UBK) chez BOSCH Rexroth.

A périmètre comparable BOSCH Rexroth DC passe de 1 172 salariés(es) en 2011 à 1 058 salariés(es) en 2012.

Il faut noter qu’à fin 2012 la 4ème plus grande usine de BOSCH en France est virtuelle et fictive… c’est celle constituée par les 600 pré-retraités(es) que BOSCH payent pour rester à la maison à la plus grande joie bien évidemment de ces derniers !!!

 

  • Les apprentis et les stagiaires.

Si les effectifs permanents de BOSCH ne cessent de décroître, ceux des alternants ne faiblit pas. On peut bien évidemment tirer des conclusions contrastées et mitigées de cette situation.

Au 1er octobre Robert BOSCH en France employait 259 apprentis(252 au 1/10/2011) et 116 stagiaires(113 au 1/10/2011). 

Proportionnellement à l’effectif du site, c’est l’usine de Moulins qui emploie le plus d’apprentis(6,08%) mais surtout de stagiaires (10,81%)

Sont également gros « consommateurs » de contrats en apprentissage St Ouen, Drancy, St Thegonnec, Vénissieux DCFR et Bonneville (tous entre 5 et 6% de l’effectif total) alors qu’on trouvera Clamart (4,17%) et St Ouen (3,6%) pour les stagiaires.

La Direction ne sait pas nous dire combien de ces jeunes trouvent au final un emploi permanent chez BOSCH au sortir de leur formation… Et c’est tout de même un peu dommage car il ne s’agit pas d’une question mineure !!!

 

  • Les investissements.

Les investissements 2012 du Groupe BOSCH en France se sont élevés à 31 millions d’€uros contre 32,6 millions d’€uros l’année précédente.

- 15,7 millions d’€uros ont été au secteur UBK (contre 26,6 en 2012) 

-  0,8 millions d’€uros ont été au secteur UBG (contre 3,6 en 2012) 

- 14,5 millions d’€uros ont été au secteur UBI dont 11,4 pour Energy Solar (contre 2,4 en 2012).

 

  • La couverture de Prévoyance.

La Direction Générale nous informe que notre régime de prévoyance: allocations décès (ou rentes) et garantie de salaire en cas de longue maladie est fortement déficitaire. En 2012 pour 100 €uros de cotisation = 120 €uros de dépenses. En 2011 c’était pire pour 100 €uros de cotisation = 135 €uros de dépenses.

Tout ça pour nous préparer bien évidemment à une augmentation des cotisations en ? …  2014 (ouf ça va mieux) !

 

COMMENTAIRE

 

« A toute chose malheur est bon ». Les difficultés économiques de l’entreprise, pour bien réelles qu’elles soient arrivent « au bon moment » pour la Direction.

C'est-à-dire à la veille de l’ouverture des négociations salariales !

Pas la peine d’être grand devin pour deviner quel va être l’argumentaire Directionnel à l’ouverture des débats.

Pour le reste, il n’y pas matière a être très rassuré sur l’essentiel à savoir l’emploi.

Même si aucune menace précise n’est d’actualité sur les sites de Robert Bosch France, le chômage partiel s’installe à Vénissieux (1 et 2), presque partout les intérimaires sont remerciés (plus ou moins poliment) et les perspectives pour le 1er trimestre 2013 ne font pas faire des bonds de joie…

Bref une impression de déjà vue… la vie quoi !!

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