Actualité syndicale du site de Bosch Saint-Ouen
Les Organisations Syndicales de site Rz étaient conviées à un entretien avec M. Müller afin de discuter de la division DS et de sa situation avant et après la crise. Et oui, car pour notre Directeur, il y a bien un avant et après crise. Le chiffre d’affaire 2010 est supérieur de 1,5 milliards d’€uros par rapport aux résultats initialement escomptés et on s’approche du chiffre d’affaire de l’année référence 2007 (au niveau mondial). Bien que la production soit sur une phase ascendante en Europe, nous sommes largement tirés vers le haut par les pays émergeants (Chine, Inde, Brésil), qui eux ont des résultats bien meilleurs qu’en 2007. Ces pays ont même un fort potentiel car les véhicules diesel représentent à peine 10% du marché local.
En ce qui concerne notre site, on nous annonce quasiment 10 millions de CRI à produire a travers le monde, ce qui est plutôt de bonne augure car on devrait atteindre le chiffre d’affaire qui était le notre en 2008 et être très proche de l’année référence, n’en déplaise à certains…
M. Müller nous annonce qu’il a, pour sa part, respecté les termes de « l’accord 2007 » avec 51,9 millions d’€uros d’investissement (machines neuves) sur 3 ans, et que d’autres investissements devraient arriver jusqu’en 2013.
Il rappelle également qu’il manque 7 millions d’économies pour que l’accord soit respecté par les 2 parties. Par contre pas de prévisions après 2013.
Le fait de bloquer l’usine avant que les NAO ne soient terminées, n’a pas était vu d’un très bon œil par la Direction Générale. Pour DS notre droit à la grève aurait été compréhensible si nous l’avions utilisé en dernier recours. Car pour lui le problème des grèves n’est pas un mal français mais un problème récurrent à notre site. Pour exemple, le site de Vénissieux qui était mal en point et voyait son avenir s’assombrir de jour en jour n’a pas eu recours au moindre jour de grève lors des 14 derniers mois, c’est peut-être ce qui a convaincu les dirigeants d’investir et de sauver les emplois de ce site. M. Müller nous dit que la question des investissements pour Rodez se pose.
Serait-ce du chantage ? Ou bien de réelles menaces ??
La CFDT entend ces propos est reste ouverte à tous dialogues.
Pour la Direction Générale, DS a tenu ses engagements et attend un retour.
Il faut savoir qu’à aujourd’hui, il n’y aura pas de nouvelle ligne de production à Rodez (dixit M. Müller).
Ces discussions nous ont amené au dernier point qui est « l’accroissement de la flexibilité ». Une méthode vieille comme le monde qui met la pression sur les salariés pour les amener à accepter tout et n’importe quoi… les pistes envisagées par la Direction sont : généraliser le SD (Samedi, Dimanche), et garder nos compteurs CCT (Compte Capital Temps) au-delà de 2011 alors qu’ils sont appelés à disparaitre le 31 décembre de cette année.
M. Müller nous dit que la question des investissements pour Rodez se pose.
Serait-ce du chantage ? Ou bien de réelles menaces ??
Et de rajouter que pour l’instant Rodez avait un bon bras de levier grâce aux quantités globales à réaliser mais qu’il fera en sorte de raccourcir ce bras de levier. La CFDT entend ces propos est reste ouverte à tous dialogues car l’expérience de Vénissieux montre qu’il sait se donner les moyens de ses décisions et qu’elles sont irréversibles.
Pour la Direction Générale, DS a tenu ses engagements et attend un retour.
Il faut savoir qu’à aujourd’hui, aucune nouvelle ligne de production n’est prévue pour Rodez (dixit M. Müller).
En clair la Direction est en train d’ouvrir une porte sur de nouvelles négociations concernant les horaires, en prétextant la compétitivité pour garantir la pérennité du site de Rodez par contre DS à l’air assez pressé et aborder ce thème en période pré électorale ne permettra pas tenir des négociations sereines.
La CFDT se rend bien compte, depuis l’accord 2007 qu’il ne peut y avoir d’investissement à Rodez sans contre partie et que le prix à payer sera de plus en plus élever.
Fait par M. MuratTok La CFDT Rz, Le 12/01/2011