Actualité syndicale du site de Bosch Saint-Ouen
Angers, Bonneville, Clamart, Drancy, ELM Leblanc, Forbach,Mondeville, Moulins, Rodez, St Ouen, Vénissieux
Compte rendu de la réunion du 8 février à St Ouen concernant la mise en place d’un Comité de Groupe regroupant la quasi-totalité des entités de BOSCH en France.
Cette notion de Comité de Groupe constitue un déjà très vieux combat de la C.F.D.T.
L’idée est de regrouper au sein d’une instance représentative du personnel l’ensemble des sites et des salariés(es) qui travaillent pour le Groupe BOSCH en France.
L’idée semble simple et logique, mais il aura fallu toute la persévérance de la C.F.D.T pour mettre en place l’embryon d’un comité de Groupe à la fin des années 80.
A l’époque ce Comité de groupe rassemblait RBFR ‘dans sa version « originale » (St Ouen, Rodez, Vénissieux), ainsi que les collègues de ELM Leblanc et des techniques d’automation de Bonneville.
Après l’acquisition de l’activité freinage d’Allied Signal, puis de Rexroth Mannesmann et enfin de plusieurs sociétés dans le domaine de la thermo-technique (Budérus, Nefit…) ce Comité de Groupe fut démantelé en rattachant ELM Leblanc directement à la Division Thermo-technique et le site Savoyard de Bonneville à la nouvelle Division BOSCH Rexroth.
Ces sociétés n’ayant plus de lien juridique avec Robert BOSCH France, le Comité de Groupe disparaissait et avec lui le seul endroit ou les représentants de tous les sites de Bosch en France pouvaient interpeller la Direction Générale Nationale sur l’activité et les emplois dans notre pays.
Cette dernière conservait paradoxalement la responsabilité sociale et juridique de ce qui pouvait se passer chez BOSCH dans l’hexagone.
La C.F.D.T érigea alors en priorité la nécessité de mettre en place un « supra comité de Groupe » qui réunirait les établissements de R.B.F.R ainsi que tous les sites de sociétés qui étaient directement rattachés à leurs Divisions respectives en Allemagne.
Ce combat de longue haleine, la C.F.D.T l’a mené seule.
Contre des directions de filiales qui se souhaitaient pas avoir de comptes à rendre à une instance pilotée par R.B.F.R et il faut le dire aussi avec le peu d’intérêt des autres organisations syndicales.
La C.F.D.T a néanmoins réussi à mettre en place cette structure originale et extra légale de supra comité de Groupe.
Ce fut une première non seulement dans le Droit Français mais aussi Européen.
Ce Supra Comité de Groupe venait de trouver son rythme de croisière et avait démontré le bien fondé de sa création.
Hélas, ou Heureusement, la Décision du Groupe de faire de faire de R.B.F.R l’actionnaire unique de toutes les sociétés de BOSCH en France (à l’exception d’ETAS et de PAFR, nous y reviendrons plus loin) a mis un terme à cette structure sociale inédite.
Toutes ces sociétés devenant filiales à part entière de R.B.F.R, la Direction a dans l’obligation de remettre en place un Comité de Groupe au sens du Code du Travail.
De cette photographie qui cumule tous les résultats des dernières élections professionnelles de tous les sites de BOSCH en France (voir plus loin) il ressort 2 conclusions essentielles :
Ø En dépit d’un quasi absence chez Bosch Rexroth (ce qui pourrait être un handicap rédhibitoire) la C.F.D.T se positionne toujours comme la 1ère organisation syndicale de BOSCH en France.
Ø En second lieu, la C.F.D.T est vraiment la seule organisation syndicale véritablement généraliste et représentative dans les 3 Collèges électoraux (ouvriers/ employés, techniciens / agents de maitrise et ingénieurs et cadres).
| Consolidation Groupe Bosch en France | ||
|
| Nb total de voix exprimées 1er tour | Soit en % |
| CFDT | 1743 | 29,58% |
| CFE-CGC | 1009 | |
| CFTC | 111 | 1,88% |
| CGT | 1552 | 26,34% |
| CGT-FO | 869 | 14,75% |
| SUD | 608 | 10,32% |
|
| 5892 | 100,00% |
Considérant le nombre de salariés et de sociétés intégrant ce Comité de Groupe, le nombre d’élus titulaires devrait être de 18.
Avec ces résultats, la C.F.D.T pourrait donc prétendre à 5 élus, la C.G.T à 5 également, la C.G.C à 4, F.O à 3 et SUD à 1.
La C.F.D.T qui fut moteur de cette négociation a revendiqué la possibilité pour chaque organisation syndicale représentative (les 5 citées ci-dessus) de désigner en sus, un coordinateur national comme dans la précédente structure du supra comité de Groupe.
Cette demande a été acceptée par la Direction.
Afin pouvoir assoir une représentation la plus large possible de tous les sites ou elle est présente (12 sites), la C.F.D.T a demandé la désignation pour chaque organisation syndicale d’élus suppléants égal à la moitié du nombre de leur élus titulaires (arrondi au chiffre supérieur).
Cette revendication, la C.F.D.T en fait un point de blocage.
Si par extraordinaire, la Direction venait à la refuser alors elle devra se présenter à ces réunions comme le Code du Travail le prévoit avec seulement le chef d’entreprise et 2 collaborateurs … (de grand moments de solitude en perspective !!!)
Les autres organisations syndicales (C.G.C, SUD et F.O) ont timidement soutenu la revendication de la C.F.D.T.
La C.G.T dans un élan ou ne brille pas la moindre espèce de lucidité, a pour sa part déclaré qu’elle ne voyait pas l’intérêt de désigner des suppléants !?
Les autres points donnent lieu à consensus et devraient permettre de faire de ce Comité de Groupe un outil de dialogue et d’échanges sociaux particulièrement performant.
Au minimum, il interviendra 2 réunions par an.
Ces réunions se dérouleront sur 2 jours avec une réunion préparatoire pour l’ensemble des différents élus(es).
La 1ère en février avant les grandes assemblées du Comité D’entreprise Européen
La seconde à l’automne.
Enfin possibilité de réunions extraordinaires en cas de sujets d’actualité de dimensions Nationales.
A l’identique du Comité Central d’Entreprise, le Comité de Groupe pourra se faire assister d’un expert économique.
Les réunions se dérouleront alternativement sur tous les sites qui seront en capacité d’offrir une salle de réunion suffisamment vaste.
2ème et dernier point de discorde pour la C.F.D.T la non intégration à ce périmètre du Comité de Groupe des sociétés ETAS à Rungis et PAFR à Reischstett
Si la C.F.D.T peut entendre (sans forcément y adhérer) les arguments concernant la société ETAS spécialisée dans l’ingénierie à la raison qu’elle travaille aussi pour des entreprises concurrentes de BOSCH.
Pour cette raison la Direction craint que cela fasse mauvais effet commercial de lui « coller » officiellement le label BOSCH.
En revanche l’argument ne vaut pas pour PAFR. (Les techniques d’emballage)
Ce petit site Alsacien, avec sa section C.F.D.T, s’est battu hélas en vain d’une manière exemplaire parallèlement et aux côtés du site de Vénissieux pour sa survie. (Des salariés de Reichstett avaient rejoints le raid à Vélo réalisé entre Vénissieux et le siège social de Bosch en Allemagne)
Malheureusement ce combat perdu démontre aujourd’hui que tous les arguments développés par l’équipe C.F.D.T de Reichstett étaient fondés.
La « relocalisation » de la production en Allemagne sur le site de Viersen, n’a non seulement pas amélioré les résultats de cette Division mais elle place même l’avenir de cette activité en danger.
Pour autant, il reste une dizaine de salariés(es) sur le site de Reichstett et la C.F.D.T demande leur intégration dans le périmètre de Robert Bosch France.
COMMENTAIRE
Cette réunion a permis d’espérer la mise en place rapide (en avril ?) de cette structure importante du Comité de Groupe.
Elle a établie aussi clairement la représentativité de chaque organisation syndicale.
C’est un encouragement très fort pour la C.F.D.T a continué à se renforcer et développer son implantation dans les sites ou elle n’est pas (ou plus) représente.
A ce titre, la C.F.D.T est heureuse d’intégrer au sein de son Inter, une nouvelle équipe dans le site de Forbach (centre d’appels avec une centaine de salariés).
La C.F.D.T tiendra d’ailleurs à St Ouen le lundi 14 février sa prochaine réunion d’Inter (regroupement de toutes les équipes C.F.D.T du Groupe).
INFO COMPLEMENTAIRE SUR PRIME D’ANNIVERSAIRE 125 ANS
Dans un premier temps la Direction Générale avait envisagé de proratiser cette prime de 43 €uros par année d’ancienneté en fonction du temps de travail de chacun.
Ainsi, les salariés travaillant à temps partiel, à mi temps thérapeutique etc. … auraient vu le montant de cette prime divisé par deux.
Cette situation était discriminatoire pour de nombreux (ses) salariés(es) car le fondement de cette prime est l’ancienneté ou non la durée du travail.
La Direction Générale a donné acte à la C.F.D.T et cette prime sera identique pour tous quelque soit leur situation.
PS: le lundi 14 Fév. 2011 à Saint Ouen une réunion sera organisé par CFDT So dans la salle Etoile, toutes les sections CFDT Bosch en France seront présente, avec la participation d'Armin Knust qui est membre du comité central en Allemagne et membre du Conseil de Surveillance de Bosch et Marc Lejon de fédération CFDT.
J'invite les sympathisants CFDT à participer à cette réunion