En tombant sous les 7 €uros, le titre Peugeot ne pèse plus que 2,1 milliards d'Euros ce qui en fait la plus petite et la plus fragile des capitalisations boursières du CAC40. En comparaison la capitalisation Renault SA avec un titre au-dessus des 30 € s’élève à 10 milliard d’euros. L’effondrement du titre Peugeot marque la défiance des investisseurs vis-à-vis de stratégie industrielle et commerciale.
Cotation du titre Peugeot, Quelques chiffres
Titre Peugeot – Pour mémoire.
31 Mars 1999 ---> 16,62 € 
13 juillet 2007 ---> 62,23€
12 juillet 2012 ---> 7,02€
18 juillet 2012 ---> 6, 10€
- L’effondrement de l’action Peugeot fragilise le groupe qui sans la famille Peugeot deviendrait la cible potentielle d'OPA. Elle entrave aussi sa capacité d'endettement et limite sa possibilité d'investissement.
- Pour redresser le cours de l’action, les employeurs ont recours à des suppressions massives d’emplois pour envoyer un message clair en direction des marchés. Philippe Varin a lui aussi choisi cette voie et fait entrer les salariés de Peugeot Citroën automobile dans le cycle infernal des licenciements bousiers dont on ne sait pas quand il s’arrêtera.
- Les salariés s’interrogent sur d’éventuelles tensions au sein de la famille Peugeot (entre ceux qui souhaitent abandonner l’aventure industrielle et ceux qui souhaitent la continuer).
La CFDT attend un message clair de notre actionnaire de référence.
Peugeot: 2,5 à 3 milliards d'€uros dilapidés en dividende et rachats d'actions depuis 10 ans...
- Pour la CFDT, Peugeot avait beaucoup mieux à faire. Sous le prétexte de renforcer le poids de la famille Peugeot, des milliards d’€ de cash ont été dépensés en dividende ou pour racheter nos propres actions. Notre trésorerie aurait sans doute dû être investie de manière plus rentable dans notre gamme, notre outil industriel, la formation des salariés et donner à PSA les moyens de ces ambitions.
- Aujourd’hui, le groupe est en crise. Au-delà du plan d’économie d’ 1 milliard d’euros, c’est la casse à l’emploi et la grande braderie chez PSA : Citer, l’immobilier dont le siège Grande armée et Gefco font partie des cessions d’actifs dont on espère 1,5 milliard d’euros. Soit un total de 2,5 milliards
Rémunérations,où est le devoir d'exemlarité
de notre équipe dirigeante?
Il y a chez PSA une règle gravée dans le marbre : avant de bénéficier d’une promotion ou d’une augmentation il faut faire ses preuves et remplir ses objectifs. Alors que le groupe est confronté à de graves difficultés et que l’emploi est en danger, la CFDT porte un jugement sévère sur les rémunérations de nos dirigeants.
Ainsi sans apporter la preuve de leur capacité à porter les ambitions du groupe, Philippe Varin a pratiquement triplé son salaire en 2010 (3,25 millions d'euros). Les membres du directoire n'avaient pas été oubliés et avaient vu leurs rémunérations doubler pour atteindre 1,26 millions d'euros chacun. Le directeur des opérations en Asie avaient vu s'ajouter à cette somme une prime d'éloignement de 103.000 euros. Pour ne léser personne et remercier tout le monde de leur grande implication, tous ont reçu une gratification exceptionnelle de 120.000 euros.
Epargne salariale, des salariés floués :
- La CFDT a toujours été réservée sur ce mode de rémunération qui ne participe pas au financement de la protection sociale et qui n’est accessible qu’aux salariés bénéficiant qu’un certain niveau de salaire et ayant une capacité d’épargne.
- Le plan d'épargne action groupe de PSA (PEAG) entraine des frustrations. La valeur de la part s’est effondrée de 87,67% depuis 5 ans. Même s'ils ont bénéficié au départ d'un avantage parfois substantiel, les salariés peuvent légitimement se sentir floués d'avoir été " incités " à placer une partie de leur épargne dans leur propre entreprise et de se voir menacés dans leurs emplois.
2012: une année noire pour le dialogue social
et l'image de marque de l'entreprise
- Par sa gestion de la crise, la direction PSA affiche son mépris pour le contribuable français. Pourtant le groupe a bénéficié d’un prêt de l’état à hauteur de 3 milliards d’€ à 6% + un prêt de 1 milliards pour PSA finance + 380 millions d’€ de primes à la casse + 615 millions de bonus écologique. Il faut ajouter les autres aides non connues dont le crédit d’impôt recherche.
- Par sa gestion de la crise, la direction PSA affiche son mépris pour les salariés et les organisations syndicales. Le groupe ne lésine pas à promouvoir sa conception de la responsabilité sociale de l’entreprise. Pourtant, la direction PSA réserve la primeur de ses informations à la presse.
- Par la gestion de la crise, la direction PSA refuse d’admettre l’échec de sa stratégie et cherche des boucs émissaires (V.A.G, les Coréens, le coût du travail en France).
Au Final ce sont les salariés français qui en paieront le prix fort
INTER CFDT
Le syndicalisme de proposition à l’écoute des OUVRIERS, ETAM et CADRES