Actualité syndicale du site de Bosch Saint-Ouen
En version Française
Madame la Chancelière, Monsieur le Président …
Le 22 mai 2013 se déroulera à Bruxelles la prochaine réunion du Conseil Européen.
A cette occasion les chefs d’Etats et de Gouvernements discuteront de la politique fiscale en Europe.
Mais un autre point très important est également à l’ordre du jour qui visera l’énergie, dans le cadre de l’action menée par l’UE pour promouvoir la croissance, l’emploi et la compétitivité.
Comme vous le savez, dans le domaine de l’énergie photovoltaïque, une surproduction et des importations colossales en provenance de la Chine ont créé des stocks massifs.
Cette surproduction a engendré un effondrement des prix qui aura été fatal à un très grand nombre de sociétés Allemandes et Françaises.
Comme tant d’autres, le Groupe BOSCH a dû récemment se résoudre lui aussi à jeter l’éponge et à annoncer son retrait de ce secteur pourtant stratégique pour lui.
Ce sont des investissements lourds et colossaux réalisés par le Groupe depuis 2008 dans ce domaine des énergies renouvelables qui sont aujourd’hui à vendre.
Ce sont des usines d’Arnstadt et de Vénissieux qui disposent d’un outil de travail sans aucun équivalent en Europe qui sont menacées de disparition.
L’annonce de ce retrait total a jeté le désarroi brutal parmi les 3 000 salariés(es) Allemands et Français de BOSCH Solar Energy.
Madame la Chancelière, Monsieur le Président, en janvier dernier, lors du cinquantième anniversaire du Traité de l'Elysée, les gouvernements Français et Allemands ont fait d'un partenariat industriel sur les énergies renouvelables un élément clé de coopération bilatérale et de lancement d'une Communauté européenne de l'Energie.
Le sauvetage de la filière Solar Energy de Bosch serait l'exemple parfait pour rendre concrète cette coopération et de démontrer que la désindustrialisation n'est pas une fatalité.
Nous demandons expressément aux Gouvernements Allemands et Français, ainsi que la Direction Générale du Groupe BOSCH, de protéger dans son intégralité et son unité cet outil de travail exceptionnel.
Nous vous demandons d’unir vos efforts afin de garantir une reprise totale de Solar Energy par un acteur industriel Européen en collaboration et avec l’aide de nos Etats respectifs.
Le sommet Européen du 22 mai 2013 est une formidable opportunité pour une telle initiative et les 3 000 salariés(es) de BOSCH Solar Energy espèreront que les conclusions de ce sommet s’en feront l’écho.
En version Allemande
Sehr geehrte Frau Bundeskanzlerin, sehr geehrter Herr Präsident ...
Am 22. Mai 2013 wird in Brüssel die nächste Sitzung des Europäischen Rates stattfinden. Die Staats-und Regierungschefs werden dann über die europäische Steuerpolitik sprechen.
Ein wichtiger Tagesordnungspunkt wird jedoch auch das Thema Energie sein im Zusammenhang mit der Aktion der EU zur Förderung von Wachstum, Beschäftigung und Wettbewerbsfähigkeit.
Wie Sie wissen, haben im Bereich der Photovoltaik Überproduktionen und massive Importe aus China zu riesigen Lagerbeständen geführt.
Diese Überproduktion hat zu einem Preisverfall geführt, den eine sehr große Anzahl von deutschen und französischen Unternehmen nicht überlebt hat.
Wie viele andere musste auch der Bosch Konzern vor kurzem den Entschluss fassen, das Handtuch zu werfen und seinen Rückzug aus dem für ihn gleichwohl strategischen Geschäft anzukündigen.
Heute steht das zum Verkauf, was der Konzern seit 2008 mühsam und mit riesigen Beträgen in den Bereich der erneuerbaren Energien investiert hat.
In Arnstadt und Vénissieux drohen jetzt Industrieanlagen zu verschwinden, die in Europa ihresgleichen suchen.
Die Ankündigung von Bosch, sich völlig aus dem Geschäft zurückzuziehen, hat die 3 000 deutschen und französischen Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter von Bosch Solar Energy in tiefe Verzweiflung gestürzt.
Frau Bundeskanzlerin, Herr Präsident, anlässlich des 50. Jahrestags des Elysée-Vertrags haben die französische und die deutsche Regierung im letzten Januar diesen Jahres eine Industrie-Partnerschaft zum Thema erneuerbare Energien vereinbart und zum Kernpunkt ihrer bilateralen Zusammenarbeit und Grundstein einer Europäischen Energiegemeinschaft erklärt.
Die Rettung der Solar-Energy Sparte von Bosch wäre das perfekte Beispiel für die Konkretisierung dieser Partnerschaft und ein starkes Signal dafür, dass Industrieabbau nicht unvermeidlich ist.
Wir fordern sowohl die deutsche und die französische Regierung als auch den Vorstand des Bosch-Konzerns ausdrücklich dazu auf, diese einzigartigen Industrieanlagen in ihrer Gesamtheit zu schützen.
Wir bitten Sie, Ihre Kräfte zu bündeln und zuzusichern, dass mit der Unterstützung unserer jeweiligen Staaten, Solar Energy komplett von einem europäischen Industrieunternehmen übernommen wird.
Der EU-Gipfel vom 22. Mai 2013 bietet eine ausgezeichnete Gelegenheit für eine solche Initiative und die 3 000 Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter der BOSCH Solar Energy hoffen, dass die Gipfelbeschlüsse für sie positiv sein werden.