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Actualité syndicale du site de Bosch Saint-Ouen

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Le Photovoltaïque doit vivre … L’usine BOSCH de Vénissieux aussi !

CFDT-France.jpg 

Madame, Monsieur…

 

Fin décembre 2009, l’annonce par la Direction Générale de Robert BOSCH France de l’arrêt de la production d’une pompe à injection sur le site de Vénissieux, signifiait la mort à court terme et la fermeture de l’usine.

Allait suivre une année de discussions, d’efforts, de concertation et d’un dialogue social exemplaire.

A l’issue de cette période durant laquelle les 630 salariés(es) de l’usine auront travaillé la peur au ventre, la même Direction Générale de BOSCH France pouvait annoncer en décembre 2010 que le Directoire du Groupe avait décidé d’investir plus de 25 millions d’€uros dans l’usine de Vénissieux afin de reconvertir celle-ci dans la production de modules photovoltaïques.

 

Cette reconversion industrielle aussi spectaculaire qu’unique verra se métamorphoser l’usine d’une unité de production classique de composants automobile en une unité de fabrication de panneaux solaires.

Et pas n’importe quelle unité puisqu’ au terme de cette reconversion, l’usine BOSCH de Vénissieux est devenue la plus moderne et la plus performante de notre pays dans le domaine du photovoltaïque !

Dotée d’une capacité de 160 mégawatts par an et d’un personnel qualifié, bien formé et déterminé à poursuivre l’écriture d’une histoire déjà riche de notre site, le challenge était en phase de réussite.

 

Hélas, la surproduction Chinoise qui a fait s’effondrer les prix de manière hallucinante ont provoqué une véritable débâcle parmi les acteurs Français et Européens.

Les faillites et dépôts de bilan se sont succédés et BOSCH comme tant d’autres avant lui (et non des moindres) s’est résolu fin mars 2013 à jeter l’éponge.

 

Ce sont plus de 2 milliards d’investissements, deux usines ultra moderne (Arnstadt et Vénissieux) qui sont aujourd’hui à vendre et près de 3000 salariés(es) dans l’inquiétude d’un avenir bien incertain.

 

Pour la C.F.D.T, comme pour l’I.G Metall, qui ont interpelé récemment Mme la Chancelière Angela MERKEL et M le Président de la République François Hollande à l’occasion du récent sommet Européen de Bruxelles du 22 mai 2013, les 2 Gouvernements devaient saisir cette opportunité pour sortir des belles paroles et des déclarations d’intentions sur la transition énergique.

 

En effet en janvier dernier lors du cinquantième anniversaire du Traité de l'Elysée, les gouvernements Français et Allemands ont fait d'un partenariat industriel sur les énergies renouvelables un élément clé de coopération bilatérale et de lancement d'une Communauté européenne de l'Energie.

Le sauvetage de la filière Solar Energy de Bosch aurait été une opportunité parfaite pour rendre concrète cette coopération et de démontrer que le démantellement de la filière photovoltaïque Européenne n'est pas une fatalité.

 

Hélas, pas plus qu’ils n’ont répondu à ce courrier, Mme MERKEL et M. HOLLANDE n’ont pas fait émerger l’esquisse d’un espoir qui pourrait permettre d’entretenir l’espoir que la Division Solar Energy pourrait être préservé dans sa globalité et donc constituer le socle d’un prochain consortium Franco/Allemand dans le domaine de l’énergie photovoltaïque comme l’Allemagne et la France ont su le faire précédemment pour l’industrie Aéronautique.

 

On s’achemine donc hélas inéluctablement vers un dépeçage et donc vers «une vente par appartement » de ce formidable fleuron industriel ! 

 

Et le temps presse !!!

 

Si aucun repreneur industriel crédible ne se dégage  avant la fin de l’été, les chances d’une reprise seront bien minces.

En effet alors que le carnet de commandes de l’usine est plein, que l’on travaille en 4 équipes 24H/24 et 7jours/7, en heures supplémentaires les jours fériés et avec une vingtaine de travailleurs intérimaires, ces même carnets de commandes pourraient se vider très rapidement à l’automne, si l’usine de Vénissieux n’est pas en capacité (faute de repreneur identifié) de se présenter sur l’appel d’offre du Gouvernement en Septembre.

 

Le nombre de repreneurs potentiellement intéressés semble important.

 

Toutefois, la dimension et les capacités financières de ces acteurs apparaissent limitées et à ce jour, aucun des grands énergéticiens Français ne semble avoir manifesté un intérêt marqué pour la reprise de notre usine qui répétons le (et nous le ferons jusqu’à l’excès)  est la plus moderne et la performante de notre Pays !!!

 

La C.F.D.T demande au Gouvernement Français et à la Direction Générale de BOSCH d’activer sans délai ces  contacts et de mettre en œuvre des mesures de soutien à cette reprise par  l’un de ces repreneurs.

 

La C.F.D.T, organisation majoritaire sur le site de Vénissieux s’opposera farouchement avec les salariés(es) à une reprise orchestrée par un opérateur financier.

Nous nous opposerons également à un repreneur qui n’offrirait pas les garanties de solidité nécessaires, qui ne disposerait pas d’un concept industriel ambitieux sur le long terme et qui n’afficherait pas un comportement social convenable.

Nous demandons au Gouvernement Français et au Groupe BOSCH de se porter cautions solidaires de ces engagements qui doivent permettre à 240 familles salariés(es) de pouvoir continuer à vivre et a envisager des projets d’avenir.

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