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Actualité syndicale du site de Bosch Saint-Ouen

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C R de la réunion du 14 mars à Stuttgart entre le Directoire de BOSCH et une délégation d’élus(es) de Vénissieux

C R de la réunion du 14 mars à Stuttgart entre le Directoire de BOSCH et une délégation d’élus(es) de Vénissieux
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CR de la réunion du 14 mars

 

Cette réunion s’est déroulée au siège social de BOSCH à la Schillerhoehe.
Du côté de la Direction: M. RASCHKE (G5) membre du Directoire de BOSCH, M. KUEBEL (G13) Directeur du Personnel Monde, M. GACKSTATTER Direction Générale de la Division Diesel (DS) assisté du tristement célèbre M. BUTZ (dont le discours ne sort toujours pas grandi de cette réunion vu qu’il n’aura rien dit !).
Mrs CARRIE et OLIVIER représentaient la Direction de Robert BOSCH France.
Avec Mareike SCHEERER coordinatrice du Comité d’Entreprise Européen, la délégation des élu(e)s de Vénissieux était constituée du secrétaire du C.E et de 2 représentants pour chaque organisation syndicale (Henry DUARTE et Marc SOUBITEZ pour la C.F.D.T)
Après avoir remercié la Direction Générale du Groupe d’avoir accepté cette entrevue et le Comité d’Entreprise Européen de l’avoir organisé, le secrétaire du C.E procède à la lecture de la déclaration suivante:

 

 

C R de la réunion du 14 mars à Stuttgart entre le Directoire de BOSCH et une délégation d’élus(es) de Vénissieux
Messieurs
L’ensemble des organisations syndicales du site de Vénissieux ont demandé à vous rencontrer afin de sursoir à l’annonce qui a été faite par la division DS le 10 Mars 2016.
Alors que le « Board » a validé la mise en œuvre d’une commission de ré- industrialisation afin de trouver une suite à l’arrêt de la production des éléments, nous avons le sentiment que la division DS, avec cette annonce, a voulu déstabiliser le site afin de mettre un terme définitif à toute activité industrielle sur Vénissieux.
D’autant plus que des éléments sont programmés au plan économique jusqu’en 2021.
Nous nous élevons avec force contre cette méthode qui va à l’encontre des valeurs de BOSCH.
Nous sommes ici pour vous demander tout d’abord, qu’un délai, s’il devait s’avérer nécessaire,  puisse nous être accordé afin de mener à bien la reconversion du site vers une nouvelle activité.
Nous vous demandons expressément, que des solutions amenées par la commission de ré-industrialisation pour le site de Vénissieux soient étudiées par BOSCH exclusivement pour le site de Vénissieux.
Nous demandons un engagement concret de votre part afin de garantir un avenir industriel pour l’ensemble du site de Vénissieux.
Dans un premier temps, la C.F.D.T dénonça fermement le manque de loyauté et de transparence de la Direction après que nous ayons découvert sur « internet » le dossier de vente de l’entreprise au travers de 2 lots immobiliers qui visent l’ensemble du périmètre actuel de l’usine (hors centre de formation de ELM Leblanc).
A fin 2016 pour le lot N°1 (BOSCH) et 2023 pour le lot N°2 (SILLIA) mais accessible immédiatement !
La Direction de Robert BOSCH France fut visiblement très perturbée par cette mise en ligne de ce document estampillé « strictement confidentiel » !
La seule réponse fut d’expliquer qu’il s’agissait d’un malentendu et que ce qui était écrit ne correspondait pas à ce que la Direction voulait dire ???
Malheureusement la langue Française est précise et le site de Vénissieux (périmètre VxP1) est bel et bien à vendre dans sa totalité !!!

 

Ensuite M. GACKSTATTER le patron de DS réitéra 72H00 après M. BUTZ toutes « les bonnes » raisons qui conduisent la Division Diesel à se retirer de Vénissieux. Il muscla même le discours au regard de son adjoint en nous exhibant des coupures de presse relatant les propos de Mme la Maire de Paris Anne HIDALGO qui veut bannir les voitures Diesel de la Capitale.
Reproche un tantinet gonflé du Patron de la Division quand on sait que le week-end dernier, les électeurs du « Land » du Bad Wurtemberg (dont Stuttgart est la Capitale Régionale) ont réélu avec une majorité renforcée le parti des « Verts » qui à notre connaissance n’est pas un fervent défenseur de la motorisation diesel !!!
La C.F.D.T lui rétorqua que cette campagne contre les émissions de particules fines n’était pas propre à la France mais se déroulait dans la plupart des pays Européens (Rome est ainsi interdite aux véhicules diesel, de même le Japon tout entier …)
Pour autant, notre pays reste de loin le plus diéselisé du monde.
Il le restera sans doute encore longtemps et se trouve donc toujours comme un débouché majeur pour la Division diesel de BOSCH !
C’est d’ailleurs une des raisons qui conduit BOSCH à investir massivement à Rodez.
Pourquoi Vénissieux serait-elle seule à assumer les foudres de M. GACKSTATTER quant aux velléités écologiques de la Maire de Paris ???

 

Il martela que la Division DS n’abandonnait pas les salariés(es) de Vénissieux puisque des postes étaient ouverts à toutes celles et tous ceux (directs et indirects) qui accepteraient d’être mutés à Rodez.
La C.F.D.T lui opposa qu’il était bien plus aisé de déplacer quelques machines que des familles entières !
Ainsi si l’on devait proposer aux 2 000 salariés(es) de la Schillerhoehe d’être mutés à Rostok dans le nord Est de l’Allemagne (au bord de la mer Baltique à la frontière avec la Pologne) il n’y aurait sans doute besoin que d’un seul bus dans lequel il y aurait de la place !!!
La comparaison, volontairement hasardeuse eu pour le moins le mérite de déclencher une petite  séance de sourire à M. RASCHKE qui jusqu’à ce moment était resté dans une posture totalement stoïque et silencieuse.
Car bien évidemment et pour nous esquiver les foudres de nos collègues Ruthénois, Rodez n’a rien à voir avec Rostock !!!
La comparaison était hardie, car à Rodez on ne mange pas du hareng (du moins pas tous les jours).
C’est un peu comme si on comparait la Schillerhoehe ou l’on pense très haut et Vénissieux ou désormais on n’en pense pas moins, mais tout bas !!!

 

La transition étant faite, M.GACHKSTATTER s’employa à détruire non pas le pont de la rivière KAI mais la passerelle solidaire qui existe bien entre Rodez et Vénissieux avec le transfert de 2 lignes de bougies GSK.
Le surcoût de 800 000 €uros en défaveur de Vénissieux lui apparaît irrémédiablement insurmontable !
La vigueur dans l’acharnement déployé pour démontrer que cette alternative ne peut pas arriver démontre bien qu’il existe une possibilité qu’elle puisse se produire !!! 
La C.F.D.T s’adressait au Directoire (Mrs RASCHKE et KUEBEL) et en reprenant les termes d’un courrier que M.RASCHKE avait adressé au secrétaire du C.E de l’époque.
Dans ce courrier il indiquait que le Directoire était disposé à envisager un transfert partiel des bougies à Vénissieux dès lors qu’il était économiquement compatible ! 
Nous indiquions alors que nous avions demandé à l’expert nommé par le C.E de vérifier la matérialité de ce surcoût de 800 000 €uros que nous pensons surestimés.
Le cas échéant nous avons indiqué notre disponibilité afin de réduire par la négociation le solde de ce surcoût.

 

Mais dans tous les cas, ce dernier mettrait au minimum une trentaine d’années à compenser le coût de la fermeture de l’usine de Vénissieux qui sera au minimum de 25 millions d’€uros.
(A ces arguments, M. RASCHKE qui n’avait pris aucune note depuis le début de la réunion s’empara pour la 1ère fois de son stylo !)

 

La C.F.D.T tenta ensuite d’obtenir en vain de Monsieur CARRIE et de la Direction Générale du Groupe des informations sur l’état d’avancement du projet thermo-technique de la startup «Boostheat» en lien avec la Division TT.

 

Face au refus de la Direction de s’exprimer sur ce projet, la C.F.D.T interpella une dernière fois M. GACKSTATTER.
Nous lui avons demandé si la Division DS serait prête, à l’identique de ce qu’elle avait fait en 2010 avec la Division Solar Energy (SE) de soutenir la Division TT (thermo-technique) dans le projet porté par la startup Boostheat ?
Nous avons cru comprendre dans l’échange qui suivit que DS ne se déroberait pas si cette situation devait se produire !?
Nous savions par avance que la réunion serait courte.
De fait elle le fut puisque dès 15H15 Monsieur RASKE y mit un terme après sa seule et unique intervention.
Après les remerciements d’usage aux participants à la réunion et en montrant la photo du personnel de l’usine de Vénissieux rassemblé le matin même devant le bâtiment administratif, ce dernier indiqua que la préoccupation de la Direction du Groupe était l’avenir des salariés(es) et de leurs familles.
En ce sens, il réaffirmait l’invitation qui était faite par la Direction de DS aux salariés(es) de Vénissieux d’accepter une mutation sur le site de Rodez.
Pour le reste il indiquait avoir pris bonnes notes de nos arguments.
COMMENTAIRE
Après cette réunion, nous ne savons toujours pas avec exactitude de quoi sera fait notre futur, mais nous savons en revanche de quoi il ne le sera pas !
Si l’on devait encore en douter, il n’y a strictement plus rien à attendre de DS et de BOSCH pour l’arrivée d’une nouvelle production !!!
Selon nos collègues Allemands, le projet externe d’un partenariat avec la Startup «Boostheat » aurait du plomb dans l’aile car la Division Thermo-technique de BOSCH(TT) ne croirait que très modérément à sa réussite industrielle.
Dès lors, la C.F.D.T a exigé de la Direction de R.B.F.R qu’elle fasse un point précis de ce dossier jeudi 17 mars lors de la prochaine réunion de ré-industrialisation. (ce qu’elle n’avait pas prévue de faire !)
A priori et en l’absence de Monsieur CARRIE, Monsieur OLIVIER devrait nous livrer toutes les infos disponibles et accessibles !!!
Nous voulons encore croire à la réussite de ce projet et sommes disponibles pour mettre tout en œuvre à sa réussite !!!
Mais les salariés(es) ne peuvent plus rester dans l’ignorance de ce dossier!
Pour la C.F.D.T, une alternative économique crédible existe !
SYNDEX va vérifier les chiffres qui nous ont été donnés concernant le surcoût éventuel du transfert de 2 lignes de bougies GSK métal.
Puis, la C.F.D.T proposera aux autres organisations syndicales, de doter sans délai le C.E d’un avocat spécialisé afin de saisir le plus rapidement possible, en amont du désastre qui s’annonce, les Juridictions et Administrations compétentes de ce qu’il existe aujourd’hui une alternative économique et sociale crédible à la fermeture de l’usine de Vénissieux !!!
Pour l’heure, la C.F.D.T réitère son appel à l’ensemble du personnel de maintenir l’usine dans un calme qui ne peut de toute façon qu’être que relatif.
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