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Actualité syndicale du site de Bosch Saint-Ouen

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Déclaration des sections syndicales C.F.D.T des usines BOSCH de Rodez et de Vénissieux

Soutenues par l’Inter C.F.D.T du Groupe BOSCH en France et par La Fédération des Mines et de la Métallurgie de la C.F.D.T

A :

La Direction Générale de la Division Injection diesel (DS) du Groupe BOSCH GmbH et la Direction Générale de Robert BOSCH France SAS.

 

Messieurs

Depuis maintenant 35 années, l’histoire et la trajectoire des 2 sites industriels de la Division DS en France à savoir Rodez et Vénissieux ont été intimement liées et leurs activités complémentaires et parfois similaires.

Cette histoire fut faite de coopérations très étroites et d’échanges permanents entre les salariés(es) des 2 usines.

Prêts de personnels, formations partagées, complémentarité des productions (Rodez produisant les injecteurs et Vénissieux les porte-injecteurs…) ont rythmé durant plusieurs décennies les relations entre les Capitales du Rouergue et celle des Gaulles.

En 2005, après la négociation d’un accord d’établissement lourd socialement pour les salariés(es) de Vénissieux qui avaient acceptés des sacrifices importants afin de préserver leurs emplois, ces derniers obtenaient de la Division DS la relocalisation d’un investissement (les pompes d’injection CPH1) destiné initialement à la République Tchèque.

Cet accord pérennisait l’emploi sur le site Rhodanien jusqu’en 2010.

Dans la période qui suivi cet accord, le site Ruthénois se trouva dans une phase de sous activité importante.

Afin de préserver les missions de dizaines de travailleurs intérimaires, ces derniers furent détachés durant plusieurs semaines sur le site de Vénissieux.

Au final, décision fut prise par la Direction de Robert BOSCH France de regrouper sur le site de Rodez, la totalité de la production des bougies GSK qui était partagée entre les deux unités.

A l’époque l’usine de Vénissieux comptait entre 70 et 80 intérimaires qui dans le cadre de l’accord Avenir Vénissieux avaient une réelle chance d’intégration en CDI sur le site de Vénissieux.

(Des embauches y sont intervenues jusqu’en février 2007.)

Le regroupement de la production des bougies, non prévue à l’accord, allait mettre un terme à ce processus d’embauches.

En dépit de leur attachement à leur travail, les salariés(es) de Vénissieux concernés(es) par ce transfert, l’acceptèrent en logique des valeurs de solidarité de Groupe qu’ont leur avaient initiées.

Le temps a passé.

Après une tentative malheureusement avortée d’une reconversion qui aurait pu être exceptionnelle dans le secteur du photovoltaïque, l’usine de Vénissieux, vidée des ¾ de son effectif est aujourd’hui exsangue !!!

Paradoxalement, au sein de la même Division, l’usine de Rodez, par la qualité et les performances de ses salariés(es), par leur engagement également dans un accord de compétitivité, se trouve depuis 5 ans dans une situation unique parmi tous les sites industriels de BOSCH en France.

Dans une période quinquennale allant de 2013 à 2017, le fruit de ses efforts de l’ensemble du personnel, ce sont près de 100 millions d’€uros qui ont été ou seront investis pour moderniser et adapter les productions phares de Rodez à savoir le CRI 2/20 et les bougies GLP 5 …

Dans ce contexte, la C.F.D.T, ses équipes syndicales, ses militants, ne peuvent pas assister en silence et passive au processus inéluctable de fermeture qui se met en place d’un site industriel historique de BOSCH en France !

Une commission de ré-industrialisation a été créée au sein du site de Vénissieux.

La C.F.D.T contribue et participe activement avec l’expert désigné par le C.E local à la recherche de solutions industrielles au sein du Groupe afin de sauvegarder les salariés(es) de Vénissieux.

Ces recherches vont principalement et prioritairement vers de nouvelles activités et de nouveaux produits qui pourraient provenir de projets de développements de toutes les Divisions du Groupe BOSCH.

Elles vont également vers le rapatriement en interne de productions qui seraient sous-traitées.

Mais si au final toutes ces recherches devaient hélas rester vaines, alors consciente de ce que la solidarité est une notion intangible qui anime ses équipes syndicales, la C.F.D.T de Rodez et de Vénissieux demande par une juste réciprocité, le retour des volumes de bougies GSK métal qui furent transférées de l’usine Rhodanienne.

Ce transfert éventuel ne remettrait absolument pas en cause la poursuite du développement de l’usine de Rodez dans ses produits phares et ses domaines de compétences: les injecteurs CRI 2-18 puis CRI 2-20, les bougies céramiques GLP 5 et les bougies Flex-fuel et sa fonction « d’usine mère » pour les bougies.

Par définition, le syndicalisme est l’expression de la solidarité.

La C.F.D.T de Rodez fut la première en France avec l’ACER (Association des Comités d’Entreprises du Rouergue) à mettre en place une structure mutualisant les moyens entre les C.E « aisés » au profit de ceux, beaucoup plus nombreux, n’ayant que peu ou pas de budgets.

Nous n’avons pas oublié et encore moins gommé cette belle période d’un syndicalisme solidaire à Rodez.

La section syndicale C.F.D.T de Vénissieux remercie les collègues de Rodez pour cette prise de position courageuse qui est l’expression d’un vrai syndicalisme.

Cette déclaration sera  transmise aux pouvoirs publics ainsi qu’aux médias.

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