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Actualité syndicale du site de Bosch Saint-Ouen

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Compte rendu C.F.D.T de la réunion de la commission de ré-industrialisation de l’usine de Vénissieux du mardi 15 décembre 2015

Compte rendu  C.F.D.T de la réunion de la commission de ré-industrialisation de l’usine de Vénissieux du mardi 15 décembre 2015
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En ouverture de cette réunion, la C.F.D.T souligne qu’encore une fois, la Direction Générale de R.B.F.R brille par ce qu’elle sait faire de mieux au sein de cette commission, à savoir: son absence !!!

Monsieur Edouard PINON, austère mais non moins méritant auxiliaire de Monsieur Dominique OLIVIER est donc receveur de notre exigence de voir reprendre le plus rapidement possible les négociations salariales 2016 interrompues brutalement par la Direction Générale le 10 décembre.

Pour Monsieur PINON, la main sur le cœur et l’autre sur son portefeuille, c’est promis, les négociations reprendront … dès le retour de congés de Monsieur CARRIE !!!  (Sans doute début janvier 2016 !)

 

1°/ Retour des Divisions du Groupe aux 1ère demandes de Monsieur THEIL:

 

Le 1er transparent de Monsieur THEIL (responsable des investissements chez BOSCH) résume à lui seul toute sa présentation :

« Demande faite aux GB (les Divisions) en novembre 2015 »

« Les GB ont répondu qu’il n’y a pas de projets adaptés pour une mise en place à Vénissieux »

Et Monsieur THEIL d’égrener l’intégralité des Divisions du Groupe sans exception:

Pour toutes le commentaire est identique:

  • Transferts d’activités impossibles en raison de l’absence de compétitivité des usines à Hauts coûts de production.
  • Exigences des clients de produire sur les lieux de consommation (Asie, Etats unis…).
  • Il faut absolument charger les capacités déjà existantes en Europe de l’Ouest.

Pour DC (BOSCH Rexroth) la priorité exclusive va à la restructuration de la Division DC-MA qui va supprimer 1 150 postes de travail en Allemagne et pour le volet Européen qui s’annonce tout aussi douloureux au printemps 2016. (Plusieurs millions d’€uros d’économies seraient réclamées à VxP2)

Monsieur THEIL énumère ensuite une petite vingtaine de transferts de produits prévus pour les Divisions DS (injection diesel) et GS (injection essence) pour les années 2016 à 2018.

Tous ces transferts concernent principalement des produits relativement anciens et essentiellement en provenance des usines jugées à hauts coûts de production (Homburg, Bamberg, Nuremberg, Feuerbach, Waiblingen…) vers des pays jugés économiquement «plus rentables»: Bursa (Turquie), Jilhava (Tchéquie), la Chine…

« Nouveauté », le site Hongrois de Budweiss pourrait perdre une production au profit de la Roumanie ou de la Serbie !

La Hongrie après avoir captée pendant longtemps un grand nombre d’investissements et de production semble désormais trop chère par rapport aux pays nouveaux venus toujours plus à l’Est.

Rodez devrait perdre en 2017 quelques machines spécifiques en partance pour la Chine ? (et donc la charge de travail qui va avec ?) 

SYNDEX s’entretiendra avec les responsables des Divisions DS et GS afin de voir s’il ne serait pas envisageable de détourner vers Vénissieux l’un ou l’autre de ces transferts de production.

Dans les prochaines semaines, Monsieur THEIL prendra contacts avec les responsables de nouvelles activités chez BOSCH touchant à l’électrification des véhicules, les batteries lithium ou bien les nouvelles sociétés consolidées dernièrement au sein du Groupe comme BSH (électroménager) et AS (systèmes de direction, anciennement ZFLS).

Il creusera également la piste visant à faire de Vénissieux une unité destinée à la production de petites séries ou de prototypes à l’exemple du site de Linz en Autriche.                                                                                                                                                                                                                           

2°/ Etat d’avancement du travail de SYNDEX:

Outre l’analyse et le traitement des retours d’information des divisions en liaison avec Monsieur THEIL, le cabinet SYNDEX évoque quelques autres pistes qui seront explorées dans les prochaines semaines:

  • Dans la suite de l’affaire VolksWagen:

Développement sans doute très important des systèmes de traitement des NoX (gaz d’échappement): Activité commune à DS et GS (DGS).

Filtre à particules essence: les nouveaux systèmes d’injection directe essence vont rendre nécessaire ces équipements de post-traitement.

  • Electrification du véhicule :

Système ou élément du Groupe Moto Propulseur.

  • Smart City :

Projets de ville connectée (ex. Monaco): beaucoup de logiciels mais aussi des équipements à produire.

  • Produits développés par le Bureau d’Etudes de VxP1: PCV (valve de pression)
  • Sous-traitance de Rodez pouvant être internalisée:

Composants des CRI et bougies évoqués en début d’année

  • Centre de développement de petites séries/prototypes. (site Linz)
  • Autre: Activité en Joint-Venture (société commune) à Genay avec DANFOS (thermotechnique)

Dans les prochaines semaines, SYNDEX se rendra sur les autres sites industriels de BOSCH en France: Drancy et St THégonnec (TT) ; Marignier et Vendôme (AS) ; Moulins (CC) et Lipsheim (BSH) afin de procéder au même inventaire que celui réalisé à Rodez pour des composants sous-traités et susceptibles d’être ré-internalisés.

3°/ Etat d’avancement des travaux de Boston Consulting (BCG):

Pendant que la commission de ré-industrialisation s’attache à rechercher une solution interne au Groupe, la société Boston Consulting développe ses investigations en externe.

Elle a identifié 13 secteurs d’activités en croissance et en adéquation avec les compétences de l’usine pouvant être intéressés par une implantation sur notre site (Périmètre VxP1 + terrain constructible (le stade)).

Cela va de l’industrie automobile à l’aéronautique, des technologies pharmaceutiques à l’agroalimentaire etc…

Un dossier d’une quarantaine de pages a été adressé à plus de 300 sociétés.

5 étaient des reprises de contacts datant de 2010, 152 issues du réseau de BCG France, 66 issues du réseau de BCG Monde et 96 sont des PME et entreprises de taille intermédiaire.

En outre ce dossier a été adressé à la plupart des chambres et syndicats professionnels de la Région.

Pour l’essentiel, les retours sont négatifs sauf 2 marques d’intérêt confirmées par courrier avec demandes de visite de l’usine:

  • Cette entreprise située pas très loin de Lyon (vallée du Gier ???) pourrait perdre une partie de son personnel dans le déménagement et serait donc intéressée par les qualifications d’usineurs de notre usine.
  • Une «start-up» spécialisée dans le chauffage, ventilation et air conditionné en recherche d’une première implantation industrielle.

3 autres sociétés ont marqué un intérêt et devrait le formaliser rapidement:

Une société produisant des appareils de chauffage de 1 500 salariés(es) en recherche d’une implantation en Région Lyonnaise et 2 autres PME en pleine croissance dont on ne sait pour l’heure strictement rien car leurs dossiers sont pilotés par la C.C.I (Chambre de Commerce et d’Industrie).

 

Enfin 2 contacts en cours sont jugés « prioritaires » par BCG.

  • Une société de 1 500 salariés(es) également et présente dans l’aéronautique en pleine croissance et cherchant une surface importante.
  • Une société Canadienne spécialisée dans la production de véhicules électriques en recherche d’une implantation en Europe.

Il va sans dire et encore mieux en le réaffirmant que si nous avons dû accepter cette recherche externe en marge de celle interne au Groupe, nous ne prêtons pour l’heure qu’une oreille courtoise aux intervenants de Boston Consulting et en espérant qu’ils travaillent pour rien ! (ce qui au demeurant n’est assurément pas le cas fut les honoraires de ce type de sociétés !)

En fin de réunion, la C.F.D.T a souhaité donné sa position

Cette réunion fut un étrange et triste remake des réunions que nous avions connus en 2010.

Aucune Division ne se bouscule au portillon pour venir au secours de Vénissieux.

Se faisant, la C.F.D.T n’est pas déçue.

Car la déception implique une certaine dose de surprise que nous n’avons plus !

Si les premiers retours des Divisions du Groupe sont vraiment peu encourageantes, pour autant nous avons marqué à nouveau notre confiance au cabinet SYNDEX et à Monsieur THEIL afin d’explorer et d’exploiter toutes les pistes pouvant exister au sein de toutes les activités du Groupe.

Le travail de Syndex doit s’exprimer dans l’intégralité du contenu de la lettre de mission qui lui a été confiée par les organisations syndicales de Vénissieux à savoir:

  • La recherche en Europe de nouveaux produits ou de transferts pouvant être opérés vers Vénissieux
  • La recherche de fabrications externalisées dans les usines Françaises pouvant être ré-internalisées à Vénissieux
  • La recherche d’un transfert partiel de production d’un site Français (sans atteinte au niveau de l’emploi C.D.I) vers  l’usine de Vénissieux.

Or, si la Direction de R.B.F.R coopère pleinement sur les 2 premiers axes de mission, elle intime pour l’instant l’ordre à SYNDEX de ne pas investiguer sur le 3ème !?

Cette position de la Direction de R.B.F.R est grave et totalement inacceptable !!!

La C.F.D.T rappelle que dans son courrier daté du 25 février 2015, Monsieur Uwe RASCHKE membre du Directoire de BOSCH GmbH en charge de la France répondait en ces termes au secrétaire du C.E: « Votre proposition d’analyser la croissance de l’activité de l’usine de Rodez et des éventuelles opportunités qui pourraient en découler pour le site de Vénissieux est bien prise en compte. Une telle option ne serait cependant envisageable que si elle était suffisamment viable. »

Comment la Direction de R.B.F.R pourrait-elle écarter à priori une telle analyse acceptée par la Direction Générale du Groupe ???

La C.F.D.T a rappelé que si, lorsqu’au bout du bout des recherches afin de trouver un palliatif à l’arrêt de la production des Eléments à Vénissieux, le bilan devait être négatif, alors nous devrons en appeler à la solidarité de Groupe !

Compte rendu  C.F.D.T de la réunion de la commission de ré-industrialisation de l’usine de Vénissieux du mardi 15 décembre 2015

Il serait inconcevable et intolérable qu’au sein d’une même Division et d’une même entreprise (R.B.F.R), un site soit en pleine croissance croulant sous la charge, captant des investissements importants  (et en écrêtant sa surcharge vers des pays étrangers) alors qu’on laisserait agoniser une usine sœur « historique » du Groupe en France.

Nous avons averti la Direction Générale et la Direction de Vénissieux que nous martèlerons désormais cet avertissement à chaque réunion !

Si dans le scénario du pire au bout du travail de cette commission de ré-industrialisation il devait y avoir un Plan social avec des suppressions d’emplois, alors nous demanderons à la Justice de Dire et Juger que ce dernier n’aurait aucune justification économique car la solution est là, toute proche à 400 km de Vénissieux.

En conscience et délibérément, la Direction de Robert BOSCH France veut ignorer cette solution !

Elle veut faire table rase de ce passé ou les salariés(es) de Vénissieux au sortir d’une difficile négociation et de l’accord « avenir Vénissieux » lourd de sacrifices ont accepté de laisser partir les bougies GSK parce que Rodez était en grande difficulté !!!

L’usine Ruthénoise a déjà embauché en une année plus de 100 salariés(es) dont une très large majorité de travailleurs intérimaires.

Elle en emploie encore près de 200.

L’usine de Vénissieux «n’a» besoin que d’un transfert partiel de charge de travail pour une soixantaine d’ouvriers directs et moitié moins d’indirects.

La Direction le sait, tous les acteurs sociaux de BOSCH France le savent également et personne ne peut faire comme si ce constat de bon sens n’existait pas !!!

 

La prochaine réunion de la commission se déroulera
le mardi 19 janvier 2015

Pour info:

Lors de la 2ème réunion de NAO avortée du 10 décembre, la C.F.D.T avait tout de même pu interpeller la Direction Générale de R.B.F.R concernant l’application du PDV chez nos collègues de SILLIA. Ce dernier (financé par BOSCH conformément à l’accord de reprise) a été identique dans ses montants à celui pratiqué auparavant à VxP1. Identique également quant à la mise en place d’une commission de suivi. En revanche cette commission n’était pas dotée d’un budget spécifique.

Pour la Direction de R.B.F.R, il suffit que la Direction de SILLIA intègre dans la facturation présentée à BOSCH une ligne spécifiant le montant de cette dotation.

Avec la CFDT, informer, proposer, réagir

La CFDT souhaite à chacune et chacun d’entre vous d’excellentes fêtes de fin d’année !

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