Actualité syndicale du site de Bosch Saint-Ouen
Ce mardi 14 mars l’intersyndicale a rencontré Mrs Heiko CARRIE et Bruno LE MAIRE afin de faire le point sur la situation du site de RODEZ.
Rencontre avec Mr CARRIE :
Cette rencontre était à l’initiative de l’intersyndicale pour qu’il remette et appuie notre demande à Mr GACKSTATTER d’investir sur des technologies essence sur le site de Rodez.
Fin de non-recevoir car Mr CARRIE considère que ce ne serait pas un investissement d’avenir malgré les 500 millions d’euro qui vont être investis dans le monde et en Europe d’ici 2020 !
Pour lui, Rodez doit entrer dans un accord pour réduire le coût résiduel de l’activité partielle 2018/2020 tout en leur faisant confiance quant aux hypothétiques investissements liés au GRI.
Il a appuyé sur le fait qu’un investissement forcé sur l’essence risquerait de mettre en péril l’engagement de PS sur les futurs projets industriels du GRI.
Il fera simplement suivre notre demande sans l’appuyer toutefois.
Néanmoins le message de ne pas rentrer dans des négociations sans une vision claire d’un projet industriel a été clairement explicitée et comprise par les dirigeants de BOSCH France.
Nous avons rapporté au ministre et parlementaires la volonté de la Direction BOSCH de ne pas investir sur l’essence à Rodez.
Rencontre avec Bruno LE MAIRE :
Dès le début de la réunion, Le Ministre a décrit parfaitement la situation de RODEZ et demandé à l’intersyndicale de préciser l’état d’avancement de l’investissement de 14 millions d’euro et de l’avancée des projets de diversification.
Il confirme que l’affaire WV et l’harmonisation des taxes diesel / essence qu’il assume par ailleurs parfaitement, ont contribué à l’effondrement très rapide du marché du diesel et n’envisage pas à l’avenir un rebond.
M. VIALA, un des députés de l’Aveyron lui a rappelé que les investissements n’étaient à ce jour toujours pas assurés.
L’intersyndicale quant à elle a signalé que cet investissement avait déjà été acté et signé dès 2015, repoussé puis gelé et maintenant soumis à nouveau à un accord.
Nous avons présenté les modalités actuelles des négociations, à savoir un gel des salaires pour réduire le coût de l’activité partielle sans garantie sur les quantités et ce dans un marché en perte de vitesse.
Il a semblé surpris, et va demander des clarifications auprès de la direction de Bosch dans la semaine.
Un retour sera fait à l’intersyndicale par M. FLORIS lors de sa venue le 22 mars en préfecture.
Les trois engagements du ministre sont les suivants :
Conclusion :
L’incertitude et le flou qui règne autour de l’avenir du site ainsi que la demande de la direction aux salariés de signer un chèque en blanc sont tout simplement intolérables et inacceptables.
Dans les deux rendez-vous nous avons insisté sur l’inquiétude insoutenable des salariés qui maintenant laisse place à la colère.
Sans la cautionner, Bruno LE MAIRE estime le mécontentement des salariés légitime.