Actualité syndicale du site de Bosch Saint-Ouen
Avis du CCE de RBFR concernant les orientations stratégiques
du Groupe présenté
Le 7 juin 2017
L’ensemble des organisations syndicales RBFR donne un avis négatif à cette orientation et souhaite que le groupe Bosch inscrive aussi le développement industriel et l’emploi dans sa démarche pour maintenir et pérenniser tous les sites de Bosch en France.
En effet, sous la direction de M. Denner, le groupe Bosch s'est engagé dans de nouveaux champs d'activités en relation avec le développement des technologies du numérique, actant ainsi un repositionnement stratégique.
Qu'il soit en relation avec les domaines d'activités traditionnels du groupe (automobile, bâtiment, industrie) ou dans de nouveaux domaines à conquérir (agriculture, services, internet des objets), cette orientation de fond conditionne une grande partie des investissements du groupe, en production comme en R&D.
Parallèlement, la pression économique s'est accrue, le groupe privilégiant plus que jamais des décisions favorisant ses marges et son profit, plutôt que l'emploi et les conditions de travail de ses salariés. En agissant ainsi, Bosch renie et rogne ce qui constitue la raison pour laquelle les salariés du groupe y étaient attachés : une vision économique portée par une prise en compte des enjeux sociaux et des emplois industriels.
Les sites industriels de Bosch en France sont actuellement positionnés sur des produits ne participant pas à la croissance future de l'activité du groupe.
Les contraintes économiques qui s'exercent sur ces produits entrainent des transferts de volume vers des usines en pays bas coût et signifient la fin de certains sites de productions comme c’est le cas actuellement pour Vénissieux.
Le CCE de Robert Bosch France observe que les entités françaises et les établissements de l'entreprise sont exposés à ces contraintes qui dessinent des perspectives de destruction des emplois, principalement dans les unités industrielles.
Si nous encourageons la volonté de développer les emplois associés à des projets de R&D, il s’agit pour nous d’inscrire cette dynamique dans l’aboutissement d’activités industrielles qui pérennisent les sites de productions en France. C’est également le sens donné aux aides de l’état qui soutiennent les activités de R&D (CIR) et le CICE dans le cadre de l’amélioration de la compétitivité des entreprises. Nous regrettons que cette perspective ne permette pas pour l’heure, de mettre fin à la baisse de l'emploi industriel.
La stratégie développée pour la France et incarnée dans le projet "Ambition 2020" vise à faire croitre le chiffre d'affaires de 20% entre 2015 et 2020. Sur le front de l'emploi, ce projet entérine sans l'avouer la baisse de l'emploi que nous constatons depuis plusieurs années.