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Actualité syndicale du site de Bosch Saint-Ouen

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Compte rendu C.F.D.T de la Commission de Ré-industrialisation du mardi 19 avril 2016

1 : Rencontre entre SYNDEX et la Division DS sur la comparaison des coûts de production de 3 fabrications pouvant être «éventuellement» transférables à Vénissieux:

C’est à Feuerbach (qui est à Stuttgart ce que Vénissieux était à Lyon c'est-à-dire une banlieue encore ouvrière) que s’est déroulée cette réunion qui risque d’être la dernière de notre expert de SYNDEX (Emmanuel Paillet) avec les « responsables » de la Division DS: Messieurs Klos-Feilner (DS /CTGB2) et Otto (DS/CTGB1) ainsi que le désormais tristement célèbre Monsieur BUTZ.

Participait aussi, pour faire le nombre, M. Pinon (le juridique judicieux de R.B.F.R) qui avait pu se libérer.

Le sujet était d’obtenir la structure des coûts de Vénissieux par rapport aux autres sites dans lesquels ont été ciblés des productions qui auraient un sens d’être transférer (ou revenir) sur VxP1, à savoir: les corps des injecteurs CRI, les valves PCV/PLV ou les bougies GSK métal.

 

Concernant les Corps des injecteurs CRI. (Qui ressemblent à s’y méprendre à nos anciens porte-injecteurs)

Ils sont produits d’une part en Allemagne sur les sites de Bamberg et Homburg, avec respectivement 6 et 5 lignes et d’autre part en Turquie, à Bursa avec 12 lignes.

Existent aussi des implantations en Chine et en Inde avec des quantités moindres.

Les responsables de la Division DS ont présenté une comparaison des coûts entre Bursa et Vénissieux. Bien évidemment il n’y a pas photo à l’arrivée entre l’usine Turque et l’usine Rhôdanienne.

En revanche la comparaison entre Vénissieux et les deux sites Allemands est éludée non pas allègrement mais subrepticement ?!

Mais c’était sans compte sur la pugnacité chafouine de notre expert de SYNDEX qui a pu la déchiffrer sur la base des éléments qu’on lui a remis.

Et là, le résultat s’inverse avec un gain de 1,15 millions d’€uros par an en faveur de Vénissieux !

Quel que soit le lieu d’origine, il faudrait inclure un coût de transfert de 7 millions d’€uros.

Egalement prévoir quelques pertes de synergies qui viendraient se greffer en surplus, ainsi qu’envisager quelques frais portant sur la rénovation du bâtiment afin d’accueillir cette fabrication.

Concernant les Valves PCV/PLC. (dont la R.E.D est à Vénissieux)

Elles sont produites exclusivement en République Tchèque à Jihlava.

Le coût de main d’œuvre y est 3 fois inférieur qu’à Vénissieux.

En prenant en compte les pertes de synergies, le transfert des lignes: 1,6 million d’€uros, le surcoût serait de 25 millions d’€uros sur 5 ans.

Autant dire un « bras » … dont M. Denner n’est pas disposé à se passer !

Concernant les Bougies métal GSK. (dont on avait été assez crédule de croire qu’il ne pouvait s’agir que d’un simple prêt en 2005 lorsqu’on a gentiment dépanné Rodez)

Il y a quelques semaines on nous avait parlé d’un coût de transfert de 2 millions d’€uros et d’un « simple » surcoût annuel 800 000 €uros.

La facture c’est très sensiblement alourdie aujourd’hui.

La Division DS présente maintenant un nouveau calcul qui intègre un sureffectif restant de 33 personnes par rapport à la petite soixante de salariés(es) qui serait occupée avec le transfert de 2 lignes.

Avec cette analyse totalement subjective qui veut intégrer le cout d’un sureffectif de 33 personnes alors qui refuse de prendre en compte le coût de la quasi fermeture du site de Vénissieux, la Direction de DS nous livre une différence de 15 millions d’€uros sur 5 ans en défaveur de Vénissieux.

Si l’on amène une 3ème ligne il n’y a plus aucun sureffectif et le surcoût annuel (avant d’éventuelles négociations sur le site) tombe en deçà du surcoût annuel de 800 000 €uros !!!.

La Division DS rappelle que pour qu’un transfert soit effectif, il faut remplir deux conditions:

1 : que ce transfert n’entraîne pas un surcoût.

2 : qu’il ne déplace pas le problème d’un PSE d’un site vers un autre.

 

2 : Faillite du fournisseur « Kunow » :

Cette Société est actuellement en dépôt de bilan depuis le 15 février, mais elle continue son activité pour le moment. Début Mai, une nouvelle entité juridique sera mise en place.

Elle usine et nous livre les ébauches des Eléments P.

Le prix de cession d’un élément brut est facturé 1,19 €uro par « Kunow ».

En internalisant cette opération qui occuperait 3 personnes en 3x8, il faudrait acheter un tour neuf, et un autre d’occasion.

En produisant les pièces pour Curitiba et pour Vénissieux, le prix chuterait à 1,06 €uros !

Mais aujourd’hui, DS ne donne pas son accord pour un investissement en arguant que pour quelques mois cela n’aurait pas d’intérêt. (voir le courrier de la C.F.D.T à la Direction réclamant un report du transfert au Brésil en raison de l’instabilité économique et politique)

3 : Projet TT(Boostheat):

Selon la Direction ce projet reste le seul qui soit encore d’actualité, bien qu’il ne soit pas pour demain !

Les dirigeants de cette société sont venus plusieurs fois sur le site pour parler d’une possibilité d’implantation.

Selon la Direction, il n’y aurait aucun obstacle technique sur le site qui empêcherait son implantation. Mieux même, elle permettrait à cette société de regrouper sur un seul endroit la production de ses chaudières à usage domestique et industriel qu’elle avait prévu initialement de dissocier.

le cas échéant avec une construction sur le terrain de football.

Cette société a le soutien de la Région pour s’implanter à Vénissieux.

Mais elle y voit aussi d’autres atouts, telle que la proximité immédiate de fournisseurs, mais aussi la position géographique, et le pôle industriel et universitaire en termes de chauffage et de climatisation sur Rhône-Alpes.

Il reste toutefois encore beaucoup d’obstacles à franchir, mais cela reste un projet bien réel et sérieux.

Des essais grandeur nature vont devoir être réalisés, en mettant des chaudières en activité chez des particuliers afin de constater réellement leurs potentialités.

Ensuite il faudra encore finaliser le « business plan », mais aussi obtenir la certification et l’homologation de ce nouveau concept.

Mettre enfin en place le process de fabrication qui n’est pas encore complètement défini, et travailler sur la logistique et le choix des fournisseurs…

Il y a quelques mois, on parlait de 30 personnes en 2016 nécessaires pour la mise en fabrication.

Désormais c’est plutôt fin 2017 que ce démarrage serait prévu afin de livrer les premiers clients en 2018.

La montée en charge devrait s’effectuer progressivement pour arriver en pleine charge avec 250 salariés à l’horizon 2020 ou 2021 !

(d’où là encore l’intérêt d’un report du transfert des Eléments. Voir courrier de la C.F.D.T)

Encore faudra-t-il que ce soit Vénissieux qui soit retenu, car rappelons le, trois autres sites sont en concurrence.

Actuellement la position de la Division TT quant à son degré d’implication dans le projet n’est pas encore arrêtée.

Il faudra attendre sans doute de nombreux mois avant qu’une décision soit prise.

Mais BOSCH se déclare très intéressée socialement par le fait de voir une activité industrielle perdurer sur le site.

Des discussions pourront avoir lieu même si BOSCH n’est pas directement impliqué dans le projet si cette société s’installe à Vénissieux, et si elle est en capacité d’engager des salariés de VxP1.

Ensuite si le produit tient ses promesses, BOSCH pourrait investir dans cette société.

La prochaine réunion de la commission doit avoir lieu le 17 Mai. Mr CARRIE devrait à cette occasion enterrer la recherche de solutions internes à BOSCH !!!.

Pour la CFDT, les dés étaient sans doute pipés dès le départ.

Nous en avons encore eu la démonstration formelle ce jour, ou les comparatifs de coûts sont à géométrie variable suivant ce que l’on veut leur faire dire: Comparaison entre Bursa et Vénissieux en omettant Homburg et Bamberg, puis calcul fallacieux pour les bougies GSK en nous laissant une surcharge de 33 personnes alors qu’une troisième ligne aurait sans doute annihilé la différence de coût et le sureffectif.

Ensuite l’annonce de la chute vertigineuse du nombre d’intérimaires sur Rodez, alors même que la Direction du site ne sait pas du tout comment cela va être réalisable (« dixit » le représentant du syndicat « Sud » de Rodez par rapport à la production à réaliser)

Et pour finir en apothéose, la proposition faite à tous les salariés(es) de Vénissieux de migrer à Rodez, ce qui est en total contradiction avec la baisse artificielle des intérimaires sur le site Ruthénois.

Il est évident que toutes ces contradictions et biens d’autres éléments serviront dans quelques semaines ou mois, à démontrer l’absence totale de justification économique à la fermeture de l’usine de Vénissieux !

Et ce ne sont pas les chiffres des résultats du Groupe qui vont être publiés très prochainement par Monsieur DENNER qui viendront démentir ce sinistre constat.

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