Actualité syndicale du site de Bosch Saint-Ouen
En soutenant clairement et sans réserve la décision des salariés(es) du secteur photovoltaïque de réduire le niveau de l’activité, la C.F.D.T a prit ses responsabilités.
Elle savait et appréhendait les conséquences possible d’une telle action et en particulier si elle s’installait dans la durée.
Au-delà d’un légitime ras le bol et de la pression inhérente à une situation d’attente insoutenable, la Direction Générale de Robert Bosch France porte une large part de responsabilité dans l’expression de ce mécontentement et de ces inquiétudes légitimes.
Hier matin, cette dernière semble avoir enfin appréhendé la gravité de la situation.
En effet, au terme d’un bras de fer qui aura duré 2 semaines et de quelques échanges écrits « musclés » avec la C.F.D.T, elle a rendue publique une note d’informations qui nous autorise à dire que cette action a permis d’obtenir des engagements formels écrits extrêmement importants.
Des engagements qui répondent aux attentes d’un très grand nombre d’entre nous !
1/ En cas de reprise totale :
Afin de sécuriser le plus possible la pérennité des contrats, le Groupe Bosch demandera au repreneur une garantie du maintien des emplois et des salaires pendant une durée de 3 ans. Durant cette période de 3 ans et en cas de défaillance du repreneur, le Groupe Bosch s'engagerait dans un accompagnement social pour les salariés concernés.
3 ans de garanties par Bosch sur les emplois et aussi sur les salaires, c’est véritablement un engagement exceptionnel. Cela exclu que le repreneur dénonce dès les 15 mois légaux requis les accords d’entreprise ou remette en cause les classifications et les rémunérations.
En cas de suppressions d’emplois durant ces 3 années ce sera Bosch qui reprendra la main socialement.
2/ En cas de reprise partielle :
Les conditions concernant le personnel repris sont identiques au point 1. En fonction du périmètre défini, un plan de départs volontaires, incluant des mesures de mise en retraite anticipée, serait discuté avec les Représentants du Personnel.
Pour un certain nombre (et notamment les plus anciens) c’est acté désormais ! Considérant qu’il est plus que vraisemblable que le repreneur ne conservera pas tout le monde, ils ont désormais l’information : Ils vont pouvoir partir !!
3/ en cas de non reprise :
Un plan de sauvegarde de l’emploi serait mis en place fin 2013, dont les conditions seront discutées avec les Représentants du Personnel.
Si dans le pire des scénarios il n’y avait au final aucun repreneur, on entrerait dans la négociation d’un PSE dont le fondement serait identique au précédent.
4 / L’attribution d’une prime de transfert
Pour ceux qui, conservant leur ancienneté seraient transférés chez un nouvel employeur, n’est pas conforme aux pratiques du Groupe. Elle ne peut donc être mise en place en ces termes, et ce d’autant plus que l’issue du processus de reprise n’est pas certain à ce jour.
Si la Direction Générale écarte l’idée d’une prime de transfert, la rédaction de ce refus : « Elle ne peut donc être mise en place en ces termes » laisse entendre qu’elle n’exclue pas le versement d’une gratification sous une autre forme.
Pour la C.F.D.T, cette question d’une prime à destination des collègues qui seront transférés à un repreneur n’est donc pas caduque. Elle sera de nouveau et rapidement sur la table des négociations le moment venu dès que cette reprise sera formellement identifiée.
Avec les garanties sérieuses que nous venons d’obtenir par écrit, il faut savoir siffler la fin provisoire des hostilités et ne pas envoyer chez pôle Emplois des salariés qui n’ont aucune envie d’y aller ni d’être en chômage partiel dès septembre jusqu'à la fin de l’année payé a 65%
La C.F.D.T soucieuse de ne pas mettre en péril le futur de celles et ceux qui ont besoin de continuer à travailler dans cette usine, appelle officiellement à un retour immédiat à une activité normale dans le secteur du photovoltaïque.
Nous demandons à tout les collègues dont les projets se tournent désormais en dehors de l’usine, de respecter toutes celles et tous ceux qui veulent ou qui ont besoin de rester.