Actualité syndicale du site de Bosch Saint-Ouen
L’usine de Rodez débloquée !
Que de temps perdu pour rien…
Savoir jusqu’ou ne pas aller trop loin.
Quel paradoxe de voir aujourd’hui certaines organisations syndicales considérer qu’attendre le 26 février 2013 pour avoir un positionnement de la Division DS sur l’avenir du site de Rodez était une date trop lointaine et inacceptable.
Depuis des mois et des mois, chacun sait bien, du moins tout celles et tous ceux qui de près ou de loin participent à des réunions avec les directions locales ou la Direction Générale de Robert Bosch France (à fortiori avec les responsables des Divisions ou du Directoire) qu’un problème de compétitivité est posé à la plupart des sites Français du Groupe afin que ce dernier puisse envisager la relance d’une stratégie industrielle de croissance et des investissements dans notre pays !
Les questions qui sont posées aujourd’hui dans l’urgence à Rodez, (il faudrait aboutir en quelques semaines) l’ont déjà été depuis des mois… ou plutôt ont tentés d’être posées à plusieurs reprises sur la table de négociations.
Les mêmes organisations qui ont bloqué durant 2 jours le site Ruthénois ont justement été parmi les plus virulentes à exiger que ces sujets ne soient pas abordés !
Ainsi tout au long des NAO ces organisations ont fait un blocage total à la seule évocation de ces questions comme la mise en place de compteurs temps…
Toutes ces occasions ratées auront été non seulement du temps perdu, mais auront aussi fragilisé notre position dans la négociation.
Il est évidemment que si nous avions engagé le plus en amont possible ces débats, notre position aurait été plus forte. A l’inverse elle s’est fragilisée de plus en plus lorsqu’on approchait du terme du délai fixé par D.S.
La C.F.D.T a certes aujourd’hui une audience limitée (mais réelle) au sein de l’usine Ruthénoise.
Elle ne se fait le porte parole que d’elle-même !!!
Il est de sa responsabilité et de sa mission que d’exprimer et de faire partager aux salariés(es) ses convictions, ses inquiétudes et ses oppositions éventuelles à des conceptions d’un syndicalisme qu’elle ne partage pas.
A Vénissieux, alors que l’usine était lâchée et condamnée par DS, la C.F.D.T aura su au long d’un processus d’une année, par une négociation très difficile mais permanente, par des formes d’actions originales et par une détermination animée par la volonté farouche de préserver les emplois et le site, rendre possible la reconversion quasi-totale de l’usine.
N’oublions pas non plus que c’est du temps ou la C.F.D.T était majoritaire que l’usine de Rodez à prit son envol pour atteindre près de 2000 salariés sur la base d’un syndicalisme pragmatique marqué par une politique contractuelle forte et un dialogue social intense et permanent.
Autant de pratiques qui font défaut aujourd’hui !
Ce vendredi matin, dans une Conférence de Presse, le nouveau Président du Directoire de Bosch, Monsieur Denner, a annoncé l’intention du Groupe de supprimer (sans en préciser le nombre) plusieurs centaines ? … milliers ? … d’emplois en Allemagne.
S’il ne s’est pas exprimer pour l’Europe, pas besoin d’être grand Devin pour comprendre qu’elle ne sera pas épargnée.
Et la France devrait payée un tribut inquiétant en 2013/2014.
Ainsi, à une échelle certes beaucoup plus petite, mais non moins dramatique pour les salariés(es) du « petit » site de Clamart, ce sont 7 emplois qui vont être supprimés dans la Division ST (Techniques de communication).
Cette annonce de M .Denner qui trouve déjà une application sur le site de Hildesheim (500 suppressions de postes envisagés) rencontre l’hostilité farouche de nos collègues de l’IG.Metal qui veulent mettre en œuvre les mêmes outils de négociations et de flexibilité développés avec la Gouvernance précédente de Bosch et qui avaient permis en 2003 de traverser la dernière grande crise économique sans suppression d’emplois en Allemagne.
A cette fin un accord a été trouvé à Homburg afin de réduire la durée du temps de travails de 2H30 hebdomadaire en utilisant les compteurs temps.
Des discussions très difficiles sont également en cours à Bamberg dans ce domaine pour faire face à une demande de la Direction visant à réduire les coûts de 20% sur le site Bavarois.
La C.F.D.T qui appelait et continue d’appeler à l’engagement sans tarder de négociations permettant la sécurisation des emplois et du site, ne peut que regretter ce blocage qui n’aura servi à rien puisque le seul engagement de la Direction c’est de garantir un seuil d’effectif à 1425 personnes en 2015 … ce qui était déjà la cas avant le blocage !
« Ce n’est pas en changeant le thermomètre qu’on fait baisser la fièvre !!! »
Le plus dur commence. La C.F.D.T a des propositions à faire et à bien l’intention de les faire entendre !
