Actualité syndicale du site de Bosch Saint-Ouen
les salariés du freinage, mais aussi pour tous les salariés de BOSCH
en France !!!
L’usine de Beauvais a compté jusqu’à 2 500 salariés.
Ces dernières années elle sonnait déjà le creux depuis que la plupart de ces ateliers furent vidés progressivement au fur et à mesure de l’application des dispositifs de pré-retraite amiante…
Mais en guise de poison, le plus dangereux n’était pas celui qu’on croyait…
Avec successivement Messieurs Dress, Dreyer et Deghenart … les collègues de Beauvais ont bénéficié en 3 D de ce qu’une Direction peut faire de mieux en dégâts, désastres et démolion !!!
Une Direction du freinage incapable, dont la médiocrité a dépassé de très loin celle des freins fabriqués par BSFR.
Avec l’arrivée d’un patron immatriculé W (Wieggert) on a pu croire à la nouveauté… malheureusement il n’aura été en final que le synonyme d’un Waterloo industriel.
A quoi donc servirait l’intelligence si l’imbécillité n’existait pas ??? Les différentes Directions du freinage qui se sont succédées n’avaient pas la science infuse, elles avaient la science diffuse… !
Chacune y a été de son plan de redressement et celle qui prenait la suite se dépêchait d’annuler et de prendre l’option totalement inverse et contraire de celle qui l’avait précédé !
Pendant longtemps les salariés du freinage ont été les témoins impuissants de ces atermoiements et de ces stratégies industrielles contradictoires ... Ils en sont hélas aujourd’hui les victimes.
Preuve originelle de cette inconstance dans la gestion de BOSCH Système de Freinage, lors du rachat d’Allied Signal par BOSCH, l’usine de Moulins était purement et simplement condamnée…
C’est aujourd’hui celle qui se porte le mieux et qui offre le plus grand potentiel de croissance et de développements.
L’annonce brutale de la fermeture du site de Beauvais montre bien qu’il n’y a pas un site en France qui peut se sentir à l’écart d’une telle menace !
Où en serait-on à Vénissieux si les salariés n’avaient pas prit leur destin en main au début de l’année 2004 ???
Il n’y a pas besoin d’avoir beaucoup d’imagination pour se rendre à l’évidence: que resterait-il dans les ateliers sans la CP1H et combien de salariés pour les seuls Eléments et DHK et pistons UI qui vont s’arrêter prochainement ???
La France reste après l’Allemagne le 1er débouché commercial Européen pour
les produits du Groupe BOSCH (et le 2ème mondial après les Etats-Unis).Or,
notre pays ne se situe plus qu’à la 7ème place au niveau des emplois.
L’an prochain, des pays comme la Hongrie ou la Turquie pourraient afficher des effectifs supérieurs au notre…
La France ne cesse de perdre des emplois et la tendance ne semble pas devoir s’inverser.
BOSCH considère désormais notre pays seulement comme une terre de business dans lequel il réalise de bonnes affaires commerciales mais délaisse les emplois et les investissements.
Cette situation devient intolérable !
Pour la 1ère fois en 2008, une Division du Groupe investira quasiment autant que la Division historique de BOSCH (DS) Cette Division c’est BOSCH Rexroth.L’essentiel de ces 500 millions d’€uros d’investissements porte sur des extensions de capacité et sur le développement de nouveaux produits.
La France est et sera l’un des principaux «consommateurs» de ces nouvelles technologies dans l’énergie renouvelable qui va devenir le 4ème secteur d’activités du Groupe BOSCH. Les usines Françaises doivent pouvoir tirer profit de cette croissance.
C’est pour affirmer cette exigence ainsi que pour soutenir les collègues de l’usine de Beauvais que l’idée d’une manifestation Nationale des salariés de BOSCH est en débat avec toutes les organisations syndicales de tous les sites.