Actualité syndicale du site de Bosch Saint-Ouen
Compte rendu C.F.D.T de la réunion du Comité Central d’Entreprise ordinaire du 12 Décembre 2017
Ce nouveau service doit permettre de faire mieux connaître les atouts de la France auprès des décideurs du Groupe Bosch afin de pouvoir capter des projets sur notre territoire, et en se faisant aussi un intermédiaire auprès des « starts-up » pour être capable de porter ces projets et d’acter leur réalisation en France.
Les membres du CCE ont relancé la direction suite à la demande d’un droit d’alerte concernant tous les sites R.B.F.R qui sont dédiés à la division DS (Injection diesel).
En effet, les jours passent et l’expert économique du C.C.E (le cabinet SYNDEX) n’a toujours pas reçu les informations réclamées.
La direction tente d’expliquer que le marché des véhicules diesel est extrêmement instable et versatile, orientée à la baisse.
Ainsi, les constructeurs Nationaux Renault et PSA envisagent une diminution alarmante de 20 % de ventes de véhicules diesels en 2020 et 2021.
La direction ne souhaite pas s’engager sur une date quant à la transmission d’un rapport économique prévisionnel à SYNDEX.
Les membres du CCE ne pouvant se satisfaire d’une telle réponse il est finalement convenu qu’une réunion extraordinaire de l’instance se tiendra vers le 15 Janvier 2018.
En résumé, on peut établir le constat que depuis de nombreuses années le recrutement est inférieur aux départs prévisionnels !
Aujourd’hui, il n’y a aucune vision de l’évolution de l’emploi au sein de RBFR.
La chute des effectifs est continue, de l’ordre de 10 % en prenant en compte les flux sortant et entrant.
C’est dans la catégorie des ouvriers que la baisse est la plus marquée. L’arrêt de la production industrielle de Vénissieux avec ses nombreux emplois supprimés ne vont qu’amplifier l’hémorragie.
Le niveau des emplois ETAM (Administratifs, techniciens) est celui qui endure le moins la baisse.
Seul le site de St Ouen affiche une dynamique très différente et voit son effectif progresser.
La C.F.D.T ne peut que déplorer ce constat lancinant depuis maintenant une bonne vingtaine d’années. L’emploi industriel se délite au sein de Robert BOSCH France !
En outre, il n’existe pas de réelle politique de formations au sein des sites qui pourrait permettre une employabilité des salariés vers les nouvelles technologies.
Suite à cette présentation, les élus du CCE demandent une suspension de séance afin de pouvoir harmoniser l’avis qu’ils auront à rendre.
A la reprise de séance, il est procédé à la lecture de la motion ci-dessous:
Motion du CCE concernant la politique sociale de Bosch
Le C.C.E de R.B.F.R dénonce depuis de nombreuses années le déclin de l’emploi touchant nos sites.
Inexorablement, années après années, le constat est le même : En matière sociale, ce sont les réductions de postes et de nos acquis sociaux qui tiennent lieu de politique.
Le groupe BOSCH sait mettre les moyens financiers nécessaires lorsqu’il s’agit de renvoyer nos collègues.
Parallèlement, le moindre investissement fait désormais l’objet d’âpres discussions avec les directions des Divisions et des sites pour troquer toujours un peu plus de nos acquis contre le droit de subsister quelques années de plus.
Les tendances observées sur plusieurs années, combinées à une pyramide des âges vieillissantes, dessinent des perspectives de déclin de l’emploi qu’aucun signe récent ne nous permet d’imaginer comme pouvant potentiellement s’inverser.
Pire : cette situation mortifère est désormais accentuée par un contexte d’évolution du marché qui ébranle l’ensemble du secteur automobile et qui menace particulièrement les sites industriels du groupe BOSCH en France.
A l’heure ou la direction Générale se félicite de constater que son « Ambition 2020 » évolue favorablement et que l’objectif de croissance de 20% du chiffre d’affaires devrait être atteint, les salariés de BOSCH en France et leurs représentants observent amèrement qu’ils ne font pas parti de cette belle histoire, cette ambition s’écrivant finalement sans eux.
Le C.C.E et les organisations syndicales de R.B.F.R appellent donc la direction de l’entreprise à construire une ambition 2022 pour l’emploi, qui articulerait un projet de formation volontariste et ambitieux avec un soutien de l’activité et de l’emploi, dans les usines comme dans les bureaux d’études.
Ce projet permettrait de développer les compétences de nos collègues pour une diversification des sites, en relation avec les besoins des nouveaux marchés que sert le Groupe BOSCH.
Associé à une visibilité permettant de sécuriser le niveau de l’emploi à moyens termes, nous disposerions alors véritablement d’une politique sociale digne de ce nom.
BOSCH devrait réaliser cette année encore un chiffre d’affaires record, les ventes en France étant elles-mêmes très favorablement orientées. Pourtant, cette année encore nous compterons moins de salariés chez R.B.F.R que l’année précédente.
Le Groupe dispose de moyens nécessaires pour enrayer cette tendance, sachant qu’il se positionne comme le numéro 1 de la mobilité de demain.
Ce qui manque, c’est une volonté et un projet qui l’incarne.
Nous ne souhaitons plus laisser filer le temps, nous n’en n’avons plus beaucoup.
Nos collègues sur les sites le savent aussi et se montrent à leur tour impatient.
Les salariés de Robert Bosch France et leurs représentants syndicaux exigent de la direction des actions concrètent avant que cette impatience ne se transforme en colère.
A l’aune de ce constat, le CCE de RBFR donne un avis négatif sur la politique sociale de l’entreprise.
Selon la direction, l’ensemble des investissements prévus en 2017 seront réalisés.
Le budget étant de 25 millions d’€ pour l’année.
Il se répartit comme suit :
15 millions pour St Ouen ; 2,4 millions pour Drancy ; 1,2 million pour Moulins- 3 millions pour Mondeville ; 3,7 millions pour Rodez…et 100 000 € pour Vénissieux (afin de permettre le déménagement des machines, de rafraichir les bâtiments pour la venue de BoostHEAT et pourquoi pas d’un autre industriel pour occuper les surfaces rendues disponible suite à la liquidation de SILLIA).
Une réunion s’est tenue à BERCY en la présence de Mr. Bruno LEMAIRE, ainsi que du ministre de la transition écologique, des sociétés PSA, RENAULT, DELPHY (site de Blois) des représentants de la plateforme automobile ainsi que de la direction de R.B.F.R avec Mrs CARRIE et OLIVIER.
Il y a un risque majeur de perte d’emplois dans les cinq ans sur l’automobile dû à l’évolution des technologies.
Pour Renault, une baisse des ventes de 5% par an est envisageable durant les cinq prochains exercices.
PSA est en phase avec ces chiffres.
Il y a quatre sites pour ces constructeurs qui seront très impactés par ce retournement de situation, du au « diesel-gate » et aussi à la « Bashing-politique » menée par quelques responsables politique de grandes villes.
Il semblerait que le diesel, malgré les performances de ces moteurs aux normes Euro 6 ait perdu la bataille de l’image, et qu’il va en payer le prix fort. (Enfin, c’est le personnel travaillant pour cette technologie qui va payer l’addition !)
Pour le Ministre, l’usine de Rodez étant le poumon économique de l’Aveyron. Une attention toute particulière devra lui être apportée. Un calendrier de travail va être mis en place. Un point d’avancement sera fait au mois de mars 2018.
Concernant la motorisation électrique, Bosch ne s’est pas encore réellement positionné.
M. Gaschtetter (le patron de la Divisions DS) sera à Rodez le 26 Janvier 2018.
Il serait prêt à annoncer une visibilité sur 5 ans si un accord tripartite, Bosch, Etat et syndicats était négocié et ratifié.
La direction de R.B.F.R annonce qu’elle souhaite conserver l’ensemble du personnel sur le site, et ne pas se lancer dans une baisse de l’effectif qui petit à petit, mènerait vers une fin inexorable du site. (On a connu le scénario à Beauvais, ou encore très récemment à Vénissieux).
Durant un certain temps, il faudra s’acheminer vers une réduction de temps de travail pour pouvoir faire face à la baisse des volumes en attendant qu’un virage soit pris vers de nouvelles fabrications.
La société ROLLAND BERGUER cherche actuellement des solutions pour amener des activités nouvelles sur le site de RODEZ, des activités externes à Bosch, mais qui serait faites par des salariés restant sous contrat Bosch (comme cela se fait à Mondeville). D’après M. OLIVIER, la recherche doit se faire sur des marchés porteurs d’avenir. L’aéronautique en est un assurément, mais cela ne reste qu’une hypothèse de travail.
En cas de changement radical d’industrialisation, l’Etat ainsi que l’Union Européenne peuvent subventionner une partie des coûts nécessaires à la reconversion du site.
Sillia-Boostheat :
Comme elle s’y était engagée, la direction de R.B.F.R a assumé ses responsabilités lors de la fermeture de SILLIA.
En reprenant quasiment le PSE de 2016 de Vénissieux alors qu’il était convenu que cela serait celui de 2010, elle permet aux salariés de SILLIA une sortie sociale convenable au naufrage de l’aventure photovoltaïque.
La mise en place pour les salariés qui auraient pu bénéficier de la préretraite s’ils étaient restés chez Bosch, d’un système permettant (à ceux qui le souhaitent) de ne plus avoir à travailler, est aussi à souligner.
Concernant BoostHEAT, des salariés de VxP1 viennent d’intégrer début décembre cette entreprise. Avec déjà une trentaine d’embauches elle aura respecté son plan de recrutement pour 2017 en y intégrant deux personnes supplémentaires de SILLIA.
La C.F.D.T est toujours dans l’incompréhension par rapport au refus d’intégration de BoostHEAT de quelques salariés qui avaient postulé et qui se retrouvent à ce jour sans solution.
Le contingent de 50 salariés en provenance de Bosch ne sera donc pas atteint ! Concernant une aide supplémentaire qu’avait demandé la C.F.D.T pour permettre l’embauche des « Ex-SILLIA » la direction nous répond qu’avec les 6 000 € prévus plus 5 000 € dans le contrat de revitalisation destiné à BoostHEAT, cela faisait 11 000 € par salarié concerné et qu’elle n’irait pas plus loin.
La seconde vague d’embauches prévue en juin 2018 serait certainement repoussée à la rentrée 2019 pour des questions d’ordre techniques. (Retard sur la mise en place de la ligne de montage)
Concernant ce qu’il reste de Vénissieux.
Suite au revirement à 180 degrés et au refus de la direction de Bosch GmbH (M. DENNER) de la Division DS et de la direction de R.B.F.R de permettre le départ en préretraites de 6 salariés du bureau d’études (ERR) et ainsi assurer le reclassement de 6 compagnons sans solutions, nous avions demandé la venue de la direction de R.B.F.R sur le site afin qu’elle nous propose des idées pour la douzaine de personnes sans solutions à ce jour.
Elle nous répond que c’est « à la commission des suivis » de gérer cela désormais, et qu’elle est compétente pour chercher des solutions, et examiner les demandes de salariés dans le cadre du budget dont elle est dotée.
Effectif de site 124 personnes en activités au 30 novembre (dont 121 en CDI), 3 apprentis et 96 contrats suspendus (préretraites). En janvier 2018, le nombre de préretraités dépassera celui des actifs.
Concernant la demande de licenciements des élus(es) du personnel adressé par la direction à la DIRRECTE, la réponse de cette dernière devrait être connue avant le 30 Décembre (pas de réponse équivaudrait à un refus des licenciements).
L’ensemble des organisations syndicales de VxP1 a manifesté sa désapprobation face à l’utilisation par la direction des dispositions de la nouvelle Loi travail alors que ces dernières sont postérieures à l’officialisation du PSE.
Cette nouvelle technologie annoncée par MAZDA sur ces véhicules à partir du second semestre 2019, n’est retenue ni par RENAULT, ni par PSA.
Alors qu’elle devrait amener une baisse de la consommation de l’ordre de 20 % des moteurs essence, et donc de se rapprocher de la consommation des moteurs diesel, il y aurait des contraintes trop importantes au niveau des moteurs et donc une fiabilité trop faible selon ces constructeurs.
A la fin des discutions, il fallait que le CHSCT donne pouvoir pour une expertise centrale. SYNDEX a proposé un devis, qui selon la direction, n’était pas en phase avec ce qu’elle souhaitait.
De ce fait, elle a gardé la phase 1 de l’expertise, et a divisé de façon égale la somme qui restait (par rapport au prix de l’expertise) aux salariés qui acceptent la proposition de nouveau poste.
L’accord cadre relatif aux mesures d’accompagnement dans le cadre de la réorganisation des activités comptables en France finalise et signe par la CFDT, la CGC et FO ont signé cet accord, la CGT et Sud ont refusé de le signer.
Sur 12 personnes concernées par les nouveaux contrats SXFR, 8 salariés seront licenciés. Les 6 postes de reclassements proposés par la direction à La Ferté-Bernard n’ont pas été acceptés par les salariés concernés.
La gamme bleue (matériels professionnel) a fait son entrée dans les magasins spécialisés. D’après la direction, on est actuellement dans un bouleversement total au niveau de la distribution des produits et les commerciaux devront aller vers les clients finaux afin de garder des parts de marchés.
Afin de se mettre en conformité avec l’URSSAF, le pourcentage de réduction accordé au personnel sera un peu moins conséquent, de l’ordre de 29%.
Le site de Vendôme fait partie de la Division AS (anciennement ZFLS).
Sur la production de colonnes de direction, le chiffre d’affaire est en chute libre.
Plusieurs sites en Europe et au monde sont concernés.
Malgré un accord de performances conclu il y a trois ans et le redressement de l’activité, (mais encore insuffisant), les pertes se chiffreraient en millions d’€.
Actuellement 650 salariés travaillent sur le site de Vendôme, tous étant en CDI.
La nouvelle ligne EPSC qui débutera en 2018 concerne 50 salariés pour le lancement, puis s’étendra probablement à 100 salariés.
Il y a un an et demi, les acquisitions dites "toxiques" (à perte) ont été arrêtées, mais les acquisitions profitables n’ont pas été développées pour autant.
La partie Steering colonne concerne environ 600 salariés.
D’ores et déjà, la direction envisage une adaptation de l’effectif sur une période de cinq ans.
Bosch mettra en place les mesures d’accompagnements (on commence à avoir l’habitude) avec des départs volontaires, un plan de préretraites…
Bosch à décider de rendre autonome cette activité afin de ne plus lui faire supporter les coûts centraux. C‘est donc en 2018, fin de premier semestre au plus tard, que cette activité pourrait être vendu si Bosch trouvait un acquéreur.
Avec la CFDT, informer, proposer, réagir
Pour la direction les élections professionnelles des représentants du personnel auront bien lieu à la mi-juin 2018. Ce sera un réel bouleversement, car suite aux ordonnances « Macron » la représentation du personnel sera divisée numériquement quasiment par deux.
Un calendrier de négociations concernant le nombre d’heures allouées aux représentants du personnel, mais aussi leurs moyens sera présenté par la direction.
D’après la direction, s’il n’y a pas d’accord, c’est uniquement ce que dit la loi qui sera appliqué !
La CFDT comme tous OS chez Bosch ne sont pas d’accord avec cette vision de la direction nous attendons leurs propositions.
La CFDT prépare ses propositions. Elle voit avec les autres OS Bosch France pour une proposition commune.
Pour ces négociations la délégation de chaque OS sera composée d’un Coordonnateur et d’un DSC RBFR plus 2 autres militants.
Les NAO auront lieu en juin 2018. L’accord signé par les OS en 2017 a été signé pour 18 mois, Concernant l’intéressement, les réunions auront lieu le 25 Janvier et 6 Février 2018.
Il y a toujours une multitude de problèmes avec ce logiciel que la direction ne maitrise toujours pas. L’Allemagne nous a imposé cet outil, sans pour autant l’utiliser elle-même. Le retour à la normale n’est pas prêt d’arriver. C’est pourtant ce qui était prévu à la base.
Nous ne pouvons malheureusement que conseiller aux salariés de faire très attention à leurs bulletins de salaire et de bien vérifier s’il n’y a pas d’anomalie.
Pour la C.F.D.T : Alors que la France disposait d’un outil qui avait fait ses preuves avec « E-TIME », nous devons subir aujourd’hui un produit imposé et pas fini.
La C.F.D.T a déjà fait un compte rendu des deux réunions au niveau Européen qui a traité ce sujet.
D’après la direction, le ratio doit être amélioré entre le coût de la prestation et le coût salarial.
La direction propose des mesures à mettre en place, telles que départs volontaires, mutations ou préretraites, sans licenciements contraints, afin de retrouver une prestation cohérente.
La direction proposera au département Achats le même accord cadre relatif aux mesures d’accompagnement que celui proposé au département FC.
M. Dominique Olivier a confirmé que la subrogation est appliquée sur tous les sites sauf celui de Freyming-Merlebach.
Dès l’instant où un salarié en mi-temps thérapeutique / incapacité etc..., qui perçoit un élément exceptionnel (exemple le 13ème mois et le 1/10ème des congés payés….), La subrogation ne fonctionne plus.
Pour les salariés handicapés de cat. 1, la subrogation ne fonctionne pas non plus. Pour cette raison, la direction proposera aux O.S. un avenant à l’accord de CET actuel pour qu’à la place de comptabiliser en journées à épargner, il sera possible d’épargner directement les montants en euros avec revalorisation régulière. De cette façon, la prévoyance Mercer connaitra la somme qu’elle va devoir rembourser à Bosch.
Les négociations démarreront au début l’année 2018.
Le C.C.E s’achève et les questions restantes seront traitées
lors d’une séance extraordinaire en janvier 2018.
Commentaire :
Pour la CFDT, toutes ces restructurations et réorganisations crée un mal être chez les salariés, cet incertitude met la sante des salariés à rude épreuve dans tous les établissements Bosch France.
La CFDT alerte la direction de cet mal être qui tend à se généraliser. Pas sûr qu’une commission QVT soit en mesure de corriger cette situation critique.
L’équipe CFDT Bosch France vous souhaite de Bonnes fêtes à vous ainsi qu’à vos proches.
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Fait par l’équipe CFDT RBFR